AUX FLEURETTES PRINTANIÈRES
Et pour moi maintenant en cessant d’être un mythe,
Tu deviens tout à coup un poète enchanteur,
De tes vers argentins je goûte le mérite,
C’est un écho vibrant d’ineffable douceur.
Oh ! puisse un beau laurier ceindre ton front superbe,
Ton front où le génie empreint sa majesté,
Puisse un chagrin jamais par sa douleur acerbe Au lustre do ton œil n’ôter sa volupté !
Daigne accepter ce lai d'un Prince d’Arménie En exil aujourd’hui bien loin du sol natal,
Comme un tribut d’hommage à ton cliarmant génie,
A l’amitié sincère, au bonheur conjugal.
Et puissent de beaux jours illuminer ta vie Heureuse Enfant du Chant, éclairer ton soleil ;
Dans ton pays si calme objet de douce envie,
Puisse ton nom grandir à nul autre pareil !