LA CLOCHE DE L'ÉGLISE
Mais que de dévouements font naître tour à tour Parmi ces malheureux la nature et l’amour 1
Pour l’âme qui trépasse J’aime sonner le glas,
Et pour elle j'amasse Mes plus plaintifs liélas !
Mais je ris en voyant ces hommes si mobiles,
Durer si peu de temps tant leurs corps sont fragiles.
Sons l’ombrage de l’if Maints gisent dans leur bière,
Dont, c'est fait positif,
J’ai vu l’heure première :
De leur naissance j'ai raconté le moment,
Je croirais que ce n’est que d’hier seulement !
Nouvelle mariée
Qui rêvait de longs jours,
Est domiciliée
Sous l'if et pour toujours :
Mon cœur, tout froid qu’il soit, avait battu pour elle, Pour elle avant un an, je sonnais la crécelle.
étais ne crains pas le sort Lugubre de la tombe,
La terreur de la mort Sur moi jamais ne tombe,
Je n’ai rien à donner au dépérissement,
Il n’a prise sur moi, le nargue assurément.
Bien que les saisons passent Que meurent les humains,
Que les siècles s'entassent De demains en demains,
Dans le sombre boudoir de la tour de l’église Moi je reste inchangée, et depuis l'aube grise
Du matin, jusqu'au soir,
Dans l’été, dans la neige,
Esclave du devoir Je veille et je protège:
A la ville éveillée, endormie, aux faubourgs Ma voix ... du temps qui fuit annonce le parcours.
Enfants de l’Ephémère.
Quand par-dessus vos corps