UN AI'BÈS MIDI AD MOIS DE FÉVRIER
Un après Midi au Mois de Février.
Le jour n'ost plus La nuit commence ;
Le marais est en état de blocus,
Le fleuve n’a plus existence.
D'un ton blafard Voyez descendre
Le soleil rouge à travers le brouillard.
Le nuage est couleur de cendre.
En flocons blancs Descend la neige,
Kecouvrant tout, vallons, sentiers, étangs.
Et l'indicateur qui protège.
Pendant ce temps Tout comme une ombre.
Lentement passe avec tristes accents Un long convoi dolent et sombre.
Le glas, le glas.
Dans les airs tinte,
Et dans mon cœur chacun de ses hélas ! Vient graver sa sévère empreinte.
L'ombre épaissit Mon cœur est sombre,
Le glas funèbre en lui se glisse et dit :
u La vie ici bas n'est qu’une ombre ! "
Le Chasseur Indien.
Alors que la moisson par le soleil dorée Brillait ; — que le glaneur glanait sa picorée.
Que d’éteules repu le soc dans le sillon Effondré, reposait son terrible aiguillon,
Un chasseur indien, après vaine battue,
Dans la vallée en bas laissait tomber sa vue.
L’étranger qui semblait dans ses pensers perdu Serrait contre sou sein son arc, mais détendu,
Il avait ce jour là suivi plus d'une trace,
Mais rien n'était tombé sous ses coups, ô disgrâce !