‹ Le Fond du sac, par le chevalier de ChatelainChapitre 183 sur 396 · WALTER VON DER VOGELWE1D · texte numérisé non relu

WALTER VON DER VOGELWE1D

Vers le ciel, séjour <lu nuage Où le soleil a son mouillage.

Ainsi le Poète-Voyant Perçoit d’un regard clairvoyant Des choses plus ou moins douteuses De visions mystérieuses,

De mystérieux changements,

Dans le cercle innommé des temps ; Depuis la première existence,

Et de la mort à la naissance,

Et de la terre jusqu’au ciel ; Jusqu’à ce que le vrai réel S’offre sans effort à sa vue,

Révélant à son âme émue L'incommensurable univers, Roulant sur des cercles divers.

En achevant la dure épreuve De remonter du temps le fleuve.

Walter Von der Vogelweid.

Vooelweid le gai Ménestrel Quand il quitta ce monde sublunaire,

Coucha son corps sous l’œil du ciel, Et des tours de WUrtzburg, l'antique monastère.

“Aux Moines, par mon testament,

Je veux,” dit-il, “ que ma fortune tombe Pour donner éternellement A manger aux oiseaux, à midi, sur ma tombe ;

“ Car ces gais ménestrels jadis Ils m'ont appris du chant le doux langage ; Je dois leur payer, m’est avis,

Le prix de leurs leçons, de mon apprentissage.''

Et mourut le Barde d' Amour :

Et par les soins des riches légataires.

Sur sa tombe on vit chaque jour Les oiseaux se gorger comme millionnaires.

Qu'il fit mauvais, ou qu'il fit beau,

A ce banquet, des tours et des tourelles.

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