‹ Le Fond du sac, par le chevalier de ChatelainChapitre 200 sur 396 · LE BUANLK DES RUISSEAUX · texte numérisé non relu

LE BUANLK DES RUISSEAUX

On par les vidions frais Les plaines, les guérets Jouant leurs jeux discrets Et pourchassant leurs ombres ; Dans leurs bonds toujours vifs, Sautant sur les récifs,

Et riant, peu craintifs,

Môme sur des décombres.

Grands, petits, se mêlant,

Tous ensemble conlant,

Et chacun pétulant En qnête pour son gîte De sables argentins ;

Comme frères, cousins,

Tous se tenant les mains Pour arriver plus vite.

Tantôt le front vermeil Ruisselant de soleil,

Ils vont dans leur éveil Danser parmi les vagues ;

Ou bien timidement Ils cherchent doucement Le vaste isolement Oh dorment les bruits vagues.

Dans les heures d’été Encaissant leur beauté Sous berceaux sans clarté,

Sous ténébreux ombrage;

Ou bien faisant joujou Avec le dur caillou,

Et portant un glouglou A l'écho de la plage.

Près ce recoin mousseux Au-dessus des flots bleus Eblouissant les yeux Voyez la belle épaule ! . .

Mais la naïade entend,

Et très pudiquement Dans l’eau, son élément.

Plonge non loin du saule.

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