LA NATURE ET SON ADORATEUR
Des naïades encor La vague en son essor Etreint les tresses d'or ; Tantôt sur la surface Leurs robes vert de mer, Vêtement bien léger,
Les soutiennent dans l’air, Enchanté de leur grâce.
Quelques unes pourtant De par le flot montant Vers l’océan distant Sont prises de la plage ; Lors le Triton joyeux Corne ce fait aux Dieux Qui peuplent les bas lieux :
“ Encore un.mariage ! ”
Aux lèvres la pâleur A ses flots la blancheur,
De doux émois au cœur, Voyez d’abord le fleuve !
Quel immense désir !
Quel prolongé soupir !
Il veut . . . pour avenir Que l’océan l'abreuve I
Tel est aussi l’espoir Qui du matin au soir Porte notre vouloir Vers un but grandiose; Nous aspirons à Dieu,
Et devers le ciel bleu En hissant notre vœu, Rêvons l’apothéose !