‹ Le Fond du sac, par le chevalier de ChatelainChapitre 234 sur 396 · CHANSON · texte numérisé non relu

CHANSON

La terre vous entend et frémit de stupeur ;

Aux terrible» accents de cette ire sublime,

L’homme enfin devant Dien se prosterne et s’abîme : Témoin d'un tel courroux l’homme n’est plus frondeur!

Puis dans les jours d’été quand l’homme se repose Sous le lourd poids de la chaleur,

Vous affaissant aussi pleins de langueur.

Vous venez cajoler la rose ;

Sur la terre entr’ ouverte alors vous lamentant,

Sur sa vigueur passée et sur sa joie éteinte,

Vous pleurez ... de vos pleurs elle a senti l’étreinte,

Et soudain a repris son aspect éclatant.

Ainsi vous entourez tous ces orbes étranges

Qui gravitent de par les cieux 1 Contemporains de ces temps fabuleux Du Paradis et dos archanges.

De vos linceuls pourtant il m’arrive une voix Qui se glisse en mon cœur et lui dit que tout passe ; C’est que Nuages ! . . Vous qui tiâuez par l’espace, Comme la vie aussi vous suivez vos convois.

Page 1