‹ Le Fond du sac, par le chevalier de ChatelainChapitre 249 sur 396 · À LA BRISE SU PRINTEMPS · texte numérisé non relu

À LA BRISE SU PRINTEMPS

Le jeu n’en vaut pas la chandelle,

Vous avez froid, et m’est avis Que jà vous ennuyez Minette,

Qui do vous attraper se dispose en cachette :

Petite Souris blanche, ici,

Viens près de cette Perce-neige Te blottir, et braver la neige Et la bise qui souffle aussi !

Mais qu’est-ce à dire? j’entends rire?

Oh ! c’est le rire d’un censeur ;

“ Ce poète,” a-t-il dit, “ est atteint do délire,

Que vient-il nous parler de Fleur,

De Minette et de Souris blanche ? ’’

— “ Puisqu’il faut que mon cœur s’épanche En vérité, je vous le dis,

Cher censeur, car je suis avec vous d'humeur franche, La montagne aujourd’hui, je vous en avertis,

N 'enfante pas une Souris :

Voici la clé de mou langage Que traiterez d’enfantillage Si vous le désirez, sans offenser mon cœur :

La Perce-neige est ma petite fille,

Minette est sa petite sœur,

Et Souris blanche si gentille Est mon cher enfant Frank 1 — et sur ce, serviteur !

HOULTR1E (REV. J.)

A la Brise bu Printemps.

Doux Esprit de la brise, Qui de musique exquise Viens énivrer l’oreille, — et la feuille des bois, Laisse-moi voir ton frais visage Dans le silencieux bocage.

Et tes yeux si brillants, et ton jeune minois.

De l’œil de la pensée.

Luisantes de rosée,

J’ai souvent reluqué sur le cours d’un ruisseau Les simples et belles Naïades,

Les Oréades, les Dryades, Dansant au clair de lune, éblouissant flambeau.

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