‹ Le Fond du sac, par le chevalier de ChatelainChapitre 26 sur 396 · FIEZ-VOUS À LA PROVIDENCE · texte numérisé non relu

FIEZ-VOUS À LA PROVIDENCE

Ne les voyez-vous pas tons ces jeunes Hongrois Au seul son de sa voix raviver ses exploits ;

Et ces héros géants qui dorment sous la pierre No les voyez-vous pas agiter leur poussière Ces dcmi-Dieux sans nom, — au cri de liberté! Tandis que sur les bords de l'antique Vistule Ces deux noms, ce seul nom cher il l’égalité Kossuth-Kosciusco dans les airs se module !

Mais les peuples seront tous sauvés il leur tour,

Sans qu’on répande encor la funèbre rosée Du sang humain ; — Kossuth tu nous l’as dit un jour, L’Angleterre applaudit il ta noble pensée !

Pars, poursuis ton destin sur la rive oh tu cours, Apôtre généreux de la liberté sainte,

Va poser de ton pied la magnifique empreinte Sur un sol libre. — A toi les coeurs et leur concours ! Et puisse le désert de la mer atlantique S’applanir devant toi d’un souille sympathique.

Puis, ta tâche accomplie, ah ! reviens une fois Hôte trois fois béni, visiter l’Angleterre,

Jusque» au jour prochain oh les nobles Hongrois Libres pourront revoir leur patrio ... et leur père 1

BALLANTI NE (JAMES).

Fiez-vous à la Providence.

Fiez-vocs à la Providence Car la Providence est bienfaisante toujours.

Tous les maux de la vio avec grande endurance Sachez les supporter, ils sont de tou» les jours.

Rien que serrés do près, ayez foi, confiance,

Et de la vie alors percevrez dans le cours,

Que le moindre brin d’herbe, en sa coupe irisée

Reçoit sa goutte de rosée.

Que si, privé de vos amis Ou bien dans vos amours ayaut peines amères,

Le chagrin en votre âme a glissé ses soucis,

Ou que de nombreux pleurs inondent vos paupières, Croyez qu’il adviendra solace à vos misères,

Et qu’au bonheur cucor serez un jour admis;

NOUS TÏHBOS8 DE MEILLEUBES CHOSES.

Car le moindre brin d’herbe en sa coupe irisée Keçoit sa goutte de rosée.

Dans les longs jours du bel été,

Quand le ciel bleu d'azur et sans aucuns nuages Refuse un peu de pluie au sol déchiqueté,

De son souffle embaumé, la Nuit, dans les bocages, Fait surgir de nouveau tous ces secrets breuvages Oît l’arbre prend sa force et sa virilité ;

Car le moindre brin d’herbe, en sa coupe irisée Reçoit sa goutte de rosée.

Ainsi de crainte que sur nous Lorsque tombent d'aplomb les dons de la fortune Nous ne soyons trop fiers, et quelquefois trop fous,

Et que nous oublions trop souvent l’infortune, Quelque vent froid nous vient piquer, nous importune, Pour nous remémorer à chacun comme à tous :

Que le moindre brin d’herbe en sa coupe irisée Reçoit sa goutte de rosée !

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