‹ Le Fond du sac, par le chevalier de ChatelainChapitre 27 sur 396 · BANKS (G. LINNÆUS · texte numérisé non relu

BANKS (G. LINNÆUS

Nous Vebboiîs de Meieleubes Choses.

Nous verrons de meilleures choses Quand nous verrons cesser le règne de l’orgueil, Quand les vices n'auront plus des apothéoses,

Quand Dame Vérité de son puits, son cercueil, Sortant, nous fera voir les vertus grandioses ;

Alors, comme en un beau miroir, L'homme voyant les effets et les causes, Pourra se dire: “Ayons espoir,

Nons verrons de meilleures choses ! ”

Nous verrons de meilleures choses !

Quand l’homme comme un frère aimera son procliain, Quand le sublime amour exaltera notre âme,

Quand un sage pouvoir seul sera souverain,

Quand l’esprit vers le ciel élevera sa flamme :

Alors, comme en un beau miroir, L'homme voyant les effets et les causes, Pourra se dire : “ Ayons espoir,

Nons verrous de meilleures choses ! "

l’automne.

Nous verrons de meilleures choses, Lorsque l'amour du vrai nous rendra tous d’accord. Lorsque les jeunes gens envieront la sagesse De leurs prédécesseurs ; — que dans un beau transport Ennemis oublieront leur fureur vengeresse :

Alors, comme en un beau miroir, L’homme voyant les effets et les causes, Pourra se dire : “ Ayons espoir,

Nous verrons de meilleures choses !”

Nous verrons de meilleures choses !

Quand le bonheur de tous — de la communauté Sera le seul penser des heureux de la terre,

Quand pour le pauvre obscur vivra la charité,

Quand le vice en prison n'aura plus une chaire : Alors, comme en un beau miroir, L’homme voyant les effets et les causes, Pourra se dire : “ Ayons espoir,

Nous verrons de meilleures choses !”

Nous verrons de meilleures choses !

Quand une loi d'amour prévaudra parmi nous,

Quand partout Injustice aura l'omnipotence,

Quand les hommes enfin, de tous leurs droits jaloux Rempliront noblement le but de l'existence :

Alors, comme en un beau miroir, L'homme voyant les effets et les causes.

Pourra se dire : “ Ayons espoir,

Nous verrons de meilleures choses ! ”

BARRICK (J. R.)*

L’Automne.

L'Eté vient d’achever son cours,

Voici déjà les sombres jours,

Et les longs soirs d’automne ; Nos bosquets n’ont plus de chanteurs, Nos beaux jardins n'ont plus de fleurs, Tout devient monotone.

* I.cs nom* marque* ainsi d'un astérisque indiquent les poètes qui nous ont précédé dans la vie. — Note du Traducteur.

l’ AUTOMNE.

Le vent a bien vite emporté Les chaudes brises de l’été,

Et sa si douce haleine ;

Aux jours brillants de mille feux Succèdent des jours nébuleux,

Comme au plaisir la peine.

Mon cœur de chagrin obscurci,

Du ciel voudrait qu’un éclairci Tamisât sa tristesse ;

Car je sens qu'un penser profond De mon cœur remonte à mon front Y posant la vieillesse.

Septembre, ô je t’aime, pourtant, Oui, je t'aime, car jeune enfant Je me le remémore, Combien tes jours étaient pour moi Pleins de doux loisirs, pleins d’émoi Et d’espérance encore !

C’est qu’il vivait dans ton doux mois Une créature de choix

Qui mourut en automne ;

Et je vis, et souventefois,

Tes brises courir aux abois

Sur sa bouche mignonne.

Comme une feuille elle tomba,

Et comme une fleur succomba.

Courte fut sa carrière ;

Et pour la pleurer pas un cœur Hormis le mien, n'eut de douleur, N’eut de douleur amère.

Et quand l’été finit son cours Amenant de plus sombres jours,

Et les soirs sans lumière, Elle, ce doux ange de paix,

Quitta pour le ciel, à jamais,

Cette terre éphémère !

À l’alouette.

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