PARKES (MISS B R
La Réponse des Fées.
OÙ nous nous cachons quand vieille est l'année, Quaud longue est la nuit, courte la journée?
Où? . . .
Lorsque de son outre ôtant le verrou Le vent caverneux de Ron impur souffle Fait mourir la fleur, la désemmitoufle,
Que lutins, démons, que le loup-garou Vont courir la nuit tous le guilledou,
Où nous nous cachons, nous pauvrettes fées De peur de risquer d'être décoiffées ?
Où? . . .
Les unes de nous d'une souris blanche Endossent la peau, la peau de Dimanche ; Quoiqu’habillcment commode et cossu,
Nos robes étant d’un trop fin tissu ;
Et puis d’un seul bond gravissant l’espace,
Nous montons au bal aux palais de glace,
Et ne revenons de ces bals de nuit Que du bon matin, bien passé minuit,
Lorsque le soleil ou la fraîche aurore Allument pour nous leur beau météore.
Du pnvs du nord tous les vieux lutins Fêtent notre troupe en battant des mains,
Ils louent nos beaux yeux et notre figure,
Nos cheveux bouclés et notre tournure,
Nos agiles pas et nos chants si doux Nos couronnes d’or et nos beaux bijoux.
Quelquefois aussi nos ailes mobiles Nous portent là bas par devers ces îles Où sourient toujours l'été, le soleil,
Où toujours le ciel est pur et vermeil ;
Et là nous froissons les fleurs des Tropiques, Qui nous font des lits, des hamacs rustiques,
Où nous nous berçons dans un doux repos Sans penser à rien, les yeux demi-clos;
Et lorsque la nuit étend ses bleus voiles,
Que scintille au ciel l'argent des étoiles,