‹ Le Fond du sac, par le chevalier de ChatelainChapitre 296 sur 396 · PARCE QUE · texte numérisé non relu

PARCE QUE

Je vois couler scs flots comme un torrent qui bout Bien plus rapidement ; et je sens dans mon âme Les moments s’échapper. C'est que du vrai la flamme Pendant ces jeunes ans qui sont derrière moi M’avait été cachée ; et que sans nul émoi Ce portier de nos cœurs appelé l’Amour-propre,

A ma porte avait su, de par sa volonté.

Consigner à jamais l’auguste vérité ;

C’est que Circé par un breuvage impropre, M’avait séduit ; et que la Vanité M’avait ôté pouvoir do liberté !

Ainsi pendant que par le Temps, la Vie,

Je suis poussé, je ralentis le pas,

Ketcnant chaque élan sans frein, et chaquo envie ;

Pesant chaque acte, et n’abandonnant pas Mon vouloir au hasard qui souvent me convie. Avançant pas à pas, humble quoique hardi,

Ne faisant rien ainsi qu’un étourdi ;

Me respectant, respectant plus encore

Ce Dieu qu’au ciel mon cœur adore,

Et prêt à me soumettre humblement aux arrêts Do ses immuables décrets :

Mais j’ai garé mon cœur, grâce à la sympathie,

De ce froid glacial de la mort . . . l’Apathie, L’Apathie est, des maux le plus affreux Du cœur c’est l’atrophie Elle nous mine et nous rend vieux !

“ REJECTED ADDRESSES ” {the Authorx of).*

Parce que.

Néa! c'est pour l’amour de vous Qu’à l’aventure ici je rime,

Parce que, soit dit entre nous,

Je ne dors plus que pour la frime ;

Parce qu’à mon chevet ce soir Votre beauté fait sentinelle,

Et me verse rêves d’espoir Qui font délirer ma cervelle 1

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