‹ Le Fond du sac, par le chevalier de ChatelainChapitre 297 sur 396 · PARCE QUE · texte numérisé non relu

PARCE QUE

Parce que tous le* deux en rond Avons dansé danses rustiques,

Parce que vous aimez Beaumont Et du vieux Froissart les chroniques ; Parce que quand je vous entends Divin émoi vibre en mon âme,

Parce que vos tant doux accents De l’amour sont pour moi la gamme.

Parce qu’avec ces longs cheveux Que j’ai rêvé pour mon idole,

Vous avez pour charmer mes yeux Le naturel dont je raffole ;

Parce qu'avez un doux regard,

Et des doigts d’un rose adorable, Parce que vous — plus un moutard . . .

Rendraient un foyer — confortable !

Parce que votre nez mutin Est retroussé d'un air si drôle ;

Parce qu’avec vous, esprit fin

Sur l’argent maintient son contrôle ;

Parce que je n’ignore pas

Que vous me préférez pour guide

Dans la valse — à l'Adonias

Qui, bien que Comte, est fort stupide.

Parce que vous aimez marcher,

Et que ne savez comment feindre ; Parce que n’aimez afficher Au Poonali d'avoir l'art de peindre ; Parce que parfois un bouton Vous ne refuseriez le coudre ;

Parce qu'un dîner de mouton Vous ne refuseriez l’absoudre !

Parce que, sous très peu de jours Je suis résolu, j’en fais gloire,

De vous raconter mes amours Et de mon coeur la simple histoire ; Parce que le dernier tableau N’est rien, s’il faut que je m’en ouvre; Une Eglise, un Prêtre, un Anneau . . .

Et puis fouette cocher pour Douvre I

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