‹ Le Fond du sac, par le chevalier de ChatelainChapitre 352 sur 396 · BARBARA · texte numérisé non relu

BARBARA

Si je vous épousais trop adorable Amie,

Je le dis avec bonhomie,

Je serais un homme perdu.

Donc, entre nous, qu’il soit bien entendu Que lorsque vos transports sur l’aile de la brise Monteront à la nue, alors â votre appel Je viendrai, si je puis, avec ma marchandise,

Pour vous éviter, c’est réel,

D’aller vous écorner à la croûte du ciel.

Lorsque votre volcan jettera ses paillettes, Puissantes, je le sais, mais par trop guillerettes, Je convoquerai, Moi, le ban de mou secours,

Pour vous être en aide toujours, Avec mon bon sens terre à terro.

Nous pouvons tous les deux alliés dans la guerre Avec ensemble agir contre l’inanité,

Et contre la stupidité

Que tous deux détestons à l'égal l’un de l’autre ;

En un mot, je suis bon apôtre,

Je veux bien en cas d’altercat Mener vos troupes au combat;

Mais pour tâter du mariage Avec vous, belle Enfant, nenni 1 je suis trop sage, Ce serait folie à mon âge.

Et maintenant pour que soit cimenté Entre nous, ce noble traité, Remettez, moi votre baguette,

Et ce cheval ailé trop vaillante estafette ;

Et prenez cette règle ainsi que ce compas,

Si ces deux instruments vous ne les perdez pas, L’Esprit pourra cesser de dire des sottises,

Et vos nombreux adorateurs De vos pensera suivront les sublimes hauteurs, Sans risquer du non sens si fertile en méprises

De se perdre hélas ! dans les frises I

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