‹ Le Fond du sac, par le chevalier de ChatelainChapitre 356 sur 396 · SMITH (L. W · texte numérisé non relu

SMITH (L. W

Une petite Pensée.

OO des eaux s'arrête le cours Ondoyant avec grâce,

Sur son oreiller de velours

Reposait dans l’espace I a violette à blanche fleur.

Voilà que l’ombre d’une étoile

Couvrit d’un léger voile Ce tout gentil dormeur.

Mais tout à coup de l'océan

Surgit gros de tempêtes,

Le majestueux ouragan,

Des pins brisant les têtes ; A travers les déserts de l’air S’agitaient de nombreux nuages, Précurseur des orages Déjà brillait l'éclair.

Sur les vagues en folâtrant

Glisse nouvelle aurore,

O il donc est cet être odorant Qui là rêvait encore Hier sous le souffle du soir?

Là bas erre l’orgueil des Fées,

Du vent sous les bouffées, Morte de désespoir.

Ainsi sur le courant des ans

La fleur — c’est la jeunesse, L'espoir lui donne ses élans

Scs plaisirs, son ivresse :

L'âge, c’est le nuage épais Qui vient obscurcir son passage,

Et le chagrin l’orage Qui l’écrase à jamais-!

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