‹ Le Fond du sac, par le chevalier de ChatelainChapitre 358 sur 396 · ENSEMBLE NOUS DEVENONS VIEUX · texte numérisé non relu

ENSEMBLE NOUS DEVENONS VIEUX

Mai» les eaux continuent toujours A se trémousser sous leurs ombres Et sous l’herbe en leurs vifs parcours. Là lorsque languit la nature Sous l’éclat trop brillant du jour, Entre sous cette grotte obscure,

La fraîche nuit y tient sa cour.

Là tu verras frémir le lierre,

Là tu verras suinter la pierre,

Et sous cet abri rocailleux Tu verras bijoux merveilleux, Capricieuses stalactites Jointes aux fleurs des clématites.

Comme un lugubre manento l’ar intervalle de la voûte Le bruit de l'eau qui goutte à goutte Tombe, vient éveiller l’écho,

Et de la nymphe qui sommeille Enlever un bout de l'oreille.

Alors si toi, tu fus jamais Affamé du désir d’entendre Du Latium le lai si tendre,

Il vit sous ces lambris épais.

Evoque la belle Egério Et la charmante causerie Eutr’ elle et le sage Numa Ce mortel que la nympho aima :

Près de l’onde de sa fontaine 11 venait, lui, puiser ces lois Qui de 1a Rome d’autrefois Fit un jour des Cités la Reine.

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