‹ Le Fond du sac, par le chevalier de ChatelainChapitre 36 sur 396 · LE CHANT DE8 0UYRTER8 EN GRÈVE · texte numérisé non relu

LE CHANT DE8 0UYRTER8 EN GRÈVE

Votre armée où le pauvre est il peine un pion !

Le pouvoir de vos Riches !

Nous en reconnaissons la domination

Par les taxes ... ils n'en sont chiches !

Oui sans doute, c’est vrai, nous encombrons le sol !

Car que faisons-nous Prolétaires ?

Sinon vous engraisser, sinon fournir au vol Que vous faites sur nos misères?

Vous tirez de nos jours tissés de pauvreté

Votre luxe de prince,

Mais vous fichez pas mal de notre adversité,

C'est un souci pour vous bien mince !

Comment? Le travail libre? . . Eh ! pourquoi rien changer Dites- vous il notre équilibre?

Ah ! cette liberté dont craignez le danger,

Nous savons comme elle est peu libre I

Nous gorgeons vos marchés pour des prix désormais Insuffisants pour vivre,

Et vous nous exploitez, qui phis est, au rabais,

Jusqu’il ce que mort nous délivre.

Nous ne déversons pas la malédiction

Sur ce surcroît de bras, de force

Que dans nos ateliers jette l’invention,

Les machines ! . . cela renforce

Nos pauvres corps usés par un trop dur labeur ;

Vivons de l’espérance

Qu’un jour nos maux présents guéris par la vapenr,

Nous aurons moins triste existence.

Pouvons-nouB donc bénir votre état social Qui de nos fils font des recrues

Pour vos vastes prisons ; et par excès de mal Jette nos filles dans vos rues ?

Nous avons vos pontons ; pourquoi n’aurions-nous pas Aussi bien vos écoles ?

Quand on sème le vice on ne récolte hélas !

Que des passions malévoles.

De notre humanité certes le labarum

N’est dans votre mot : Opulence !

Du petit nombre seul c'est le vnde mecum

Et n’avons, nous, notre pitance !

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