LE CHANT DES OUVRIERS EN GRÈVE
Or l’état social qui ne donne <\ chacun
Les choses nécessaires.
Se trouve ipso facto jugé comme étant un
Etat toujours des plus précaires !
N'allez pas m'opposer l’argot sacerdotal :
“ Dieu donne assez pour tous !” . . chimère ! Que les mauvais blagueurs qui disent au total Que même un doit pâtir sur terre,
Soient sitllés mordicîis ! Il serait beau ma foi Voir river nos misères
Par le fiat de Dieu ! . . lorsqu’elles sont l’octroi De lois contre les Prolétaires !
Mais direz- vous bien haut : “ Faut que la Pauvreté Existe enfin de par le monde !”
Pour moi, vrai, je n’en vois pas la nécessité,
Et dons votre sens point n'abonde ; Changeons de lots, voyons, tâtez-moi du besoin Pendant une semaine,
Pour sûr, avant la fin, je serai le témoin
Que vous aurez changé d’antienne.
Dieu merci nous pouvons rêver le jour prochain Où le besoin sur cette terre Ne trouvera d’asile, et crèvera de faim
Dans une introuvable misère ;
Où tous les dons du ciel, tous les dons du bon Dieu Rayons de sa lumière, Egalement sur tous et chacun, et tout lieu,
Répandront leur doux luminaire.
Bah ! c’est une utopie !.. oh ! trêve à vos brocards, Nous savons bien ce qu’en vaut l’aune !
— Songes creux tout cela ? — 8'offrent à nos regards Choses que maintenant on prône,
Qui parurent un jour rêves de songes creux :
Aujourd'hui l’on s’incline
Devant la Croix du Christ, de l’envoyé des Cieux . . . Qu’était autrefois sa Doctrine?
Remarquez 1 Le Savoir nous enseignant nos Droits Eteint notre vieille ignorance,
La Justice, la Vraie! enfantera les lois
Quand les peuples de leur puissance