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De* mondes sentinelle est là l'Index, voyez 1 Il est là pour vous dire : Orgueilleux ! abaissez Votre orgueil, il est vain; sotte est votre jactance 1 Les cycles ont couru bien des temps, calculez . . .
Et calculez des morts le nombre ... Il est immense !
Ainsi donc pour la vie ! — Avançons avec ceux Qui par delà la mort existent glorieux,
Montons avec Newton aux lieux oh la lumière Se déverse toujours du plus haut do la sphère ;
Voyez le dévoiler les merveilles du ciel,
Vous montrer du rayon l’or proportionnel.
Dépeindre ses couleurs, analyser ses teintes !
Une couronne d’or en forme d'arc-en-ciel Met le nom de Newton hors de toutes atteintes !
Aux sphères montez donc, montez, montez toujours,
A bien des millions au-dessus du parcours De la pensée humaine, et de ce sanctuaire Voyez! Qu’est le soleil? — Un point imaginaire,
Un atome incréé — parmi l'Immensité!
O trônes de 1a terre oit gît votre fierté ?
Si la soif du pouvoir homme insensé t’altère,
De ce haut belvéder vois en l'inanité ;
La voix des cieux te dit tu n'es rien . . . que poussière !
O mondes lumineux ! l'Imagination N’a jamais pu sonder votre aggrégation,
Ni les splendeurs sans fin de la céleste voûte ;
Mais Newton, il sut, lui, se frayer une route Parmi tous vos détours, ô sentiers merveilleux 1 Des superstitions son bras audacieux Par terre a jeté bas les infernales portes;
Et son habile main en mesurant les cieux Des planètes sans nombre a dompté les cohortes.
Avec les sphères donc proclamons leur Auteur,
Avec elles disons : A Toi Gloire ô Seigneur !
Que la splendeur qui brille autour de leur lumière Ne l’éclipse donc pas aux regards de la terre :
Que l’Immortel Auteur de la Création Reçoive pour tribut notre adoration ;
Adorons-le, Trônant dans son intelligence,
Et parmi nos erreurs ayons attention De ne lui refuser jamais reconnaissance !