BOWRING (81R JOHN
Stances.
Va, va ! tiens .... devant toi c’est la plaine infinie, C'est la mer magnifique en sa monotonie ;
Va, regarde là haut l’admirable beauté De ce ciel diapré d’étoiles,
Va des monts élevés interroger les voiles I Ils datent de l'Eternité !
Demande-leur à tous où se tient l’Architecte Qui les créa? . . Chacun d’eux dans son dialecte De te répondre: “ Ici !” . . veux-tu plus en savoir?
De l'océan le long murmure Et les monts escarpés, et du ciel la voussure,
Ont dit: “Sagesse! Amour! Pouvoir!”
BEINE (MRS.)
Le Matin arn le Dabran
Du Darran escarpé je la vois de la cime La belle vision du matin si sublime,
Quand les nuages blancs en bataillons nombreux S’avancent lentement sur l’échiquier des cieux.
Et toujours et toujours profondément émue,
Je sens que le chagrin s'éloigne de ma vue,
L’air si pur du Darran rend subtil mon esprit,
Et comme l’aigle il monte, et s'élance au zénith.
Noble ouvrage de Dieu, magnifique Nature !
Tout est joie et bonheur sur ta jeune figure,
Comme je suis debout sur le sol rocailleux De mon âme s’élève une prière aux cieux.
Des arbres élevés dominant la montagne,
Des vallons au dessous, de toute la campagne, Montent vers le Très Haut le doux partum des tleurs, Le feu d’un saint amour, le saint élan des cœurs.
Les monts et les rochers, la mer éblouissante,
Tous les bruits d’alentour d’une voix imposante Célèbrent ta grandeur ô Seigneur des Seigneurs ! L’univers est ton temple, et ton encens nos cœurs.