‹ Le Fond du sac, par le chevalier de ChatelainChapitre 4 sur 396 · ANONYMES · texte numérisé non relu

ANONYMES

Rayons de Soeeil.

Chauds rayons de soleil ! chauds rayons de soleil ! Vous tombez sur la terre, et la terre est féconde; Votre splendide éclat à nul autre pareil,

Eclaire, réjouit, et rajeunit le monde :

Vous vous plaisez à folâtrer Sur le vallon, sur la colline.

Et vous vol.! faites admirer Sur l'onde qui fuit argentine.

Beaux rayons de soleil ! beaux rayons de soleil !

Du pauvre vons tombez sur la cabane obscure,

Et vous l’environnez d’un éclat si vermeil Que tout pauvre qu’il soit il bénit la nature !

Son lot il est pourtant piteux,

A peine a-t-il de l’eau pour boire ; Mais du séjour des bienheureux Vous venez lui narrer l’histoire.

Vous reluisez brillants, vous reluisez brillants A travers la forêt et ses sombres ombrages,

Dansant aussi légers que sylphes frétillants Sur les étroits sentiers, sur les plus doux feuillages ; Et les gentils petits marmots Mirant le plancher mosaïque,

Vous prennent pour esprits falots Qui veulent leur faire la nique.

LES CINQ ENFANTS

Vous reluisez brillants, vous reluisez brillants,

A travers les rideaux drapés de la croisée,

Du jasmin à travers les bouquets scintillants, Lorsque le jour doré s'éteint douce rosée,

Et qu'un vieillard tont souffreteux En proie à des douleurs étranges, Vous prend pour hérauts lumineux Du beau climat, séjour des anges.

Vous reluisez brillants, vous reluisez brillants Au cachot du captif, en dépit du gendarme ;

Et mille visions de jours plus bienveillants Retiennent son esprit encore sons le charme ;

Bosquets, fontaines, vallons, bois, Fleuves témoins de son enfance, Doux accents des temps d’autrefois Vous visagez sa souvenance!

Chauds rayons do soleil emblèmes étemels De la lutte sans trêve oh le sort nous convie ; Tempêtes, ouragans, mais cessant d'être tels Souvent par les rayons tout dorés de la vie ;

Que serait la terre sans vous ?

Une nuit sans la moindre étoile I Que serait la vie ?... oh ! pour tous Rien, sans la foi, vers Dieu la voile !

Les Cinq Enfants.

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