LA MOUT DES FLEURS
Ici tu pourras tendre au pauvre pèlerin Pour soutenir ses pas une invisible main.
Et te penchaut vers lui dans un divin langage fllisser à son oreille un céleste message, Jusqu'au jour glorieux où, là haut, tes chéris Dans la paix du Seigneur à toi seront unis!
La Mort des Fleurs.
Voioi les tristes jours, jours de vents gémissants, .Jours de bois dépouillés, jours de mornes accents, Mortes dans les recoins sont les feuilles d’automne, Que la brise émoustille, et le lapin chiffonne,
Les gais oiseaux ont fui ; du sommet du coteau On n’entend plus qu’un cri, — le cri du noir corbeau.
Où Bont les jeunes Heurs si pimpantes naguère,
Qui riant au soleil, embaumaient l’atmosphère?
Tout ce peuple de fleurs, hélas est au tombeau Dans ce lit où repose et le Bon et le Beau :
Sur elles l’eau du ciel, l’eau de novembre tombe, Qui les enfonce encor plus avant dans la tombe.
Depuis longtemps déjà l’anémone et Torchis,
Et la rose et l’œillet no sont plus que débris ;
Au mont la verge d’or, aux bois la marguerite Aux murs de nos maisons encor la clématite,
Se voyaient cependant — lorsque le rude hiver A tué sans pitié ces beaux enfants de l’air.
Et maintenant alors que tombe la noisette.
Et que l’eau du ruisseau frétille joliette,
Par un jour calme et doux que le vif écureuil Attiré par la faim de son nid sort du seuil,
Par les rayons brumeux en vain la triste brise Cherche scs belleB fleurs et leur odeur exquise.
Alors je me souviens, non sans un triste émoi D’une jeune Beauté qui mourut près de moi,
La feuille de nos bois de ses pleurs sur sa tombe, Laissa s’émietter la touchante hécatombe.
Nous la pleurâmes tous cette gentille fleur. Existence d’un jour éteinte un sa primeur.
LA MORT lt’l'N PETIT ENFANT.