BURNS (REV. J. D
La Mort d’un Petit Enfant.
J’entendis des accents étranges S’élover vers le ciel d’un tout modeste lieu !
C’était le doux chant de deux anges Portant une jeune âme à la maison de Dieu :
“ Heureux Toi !” disaient-ils, “ créature sans tache, Innocent et charmant enfant !
Qui si vite lâ haut obtiens le blanc panache Récompense du Triomphant !
“ Le6 petits chagrins de l’enfance Pour toi, maintenant sont finis ;
Tu vas chanter la Providence Dans le langage des Esprits ;
Car l’eau de ton divin baptême A su purifier ton cœur,
Et du mal le germe lui-même N’a pu nieller ta candeur.
“ Nous te mènerons près d'un fleuve Oh fleurissent de belles fleurs,
Nous charmerons ton âme neuve Par les chants des céleBtes chœurs.
Vêtu d’une blanche tunique,
Ton petit front ceinturé d’or,
Tu chanteras le saint cantique Vers le Très Haut qui prend essor.
“ Tu verras cette cité pure Oit ne tomba jamais un pleur,
Oit n’entra jamais le parjure,
Oh l’on vit avec un seul cœur;
Oh sur les traits remplis de grâce Qui reluiront toujours sur toi,
Tu chercherais en vain la trace D’un penser de mauvais aloi.
“ Toi gentil lis de la vallée,
Nous te portons vers un séjour,
A l’abri de toute gelée Et sous l’œil du divin amour I