Saleilles, art. cité, p
salité matérielle serait la source de la responsabilité civile ? Mais si l'auteur de l'acte ne doit pas être luimême l'instrument d'une force mécanique, quel autre élément entre ici en jeu? En partant du nouveau Code civil allemand on dit (voyez la citation faite plus haut) qu'il « entre dans le domaine de l'activité qui accepte une large part de hasard ». On peut lire ailleurs que, pour la théorie nouvelle, un fait fautif est celui « qui, au point de vue des usages reçus, implique acceptation des risques et indépendamment de toute autre faute personnelle relative à l'accident survenu (1)». Peut-on encore, dans ces conditions, parler de la chute de la « théorie classique que les risques sont la conséquence de la personnalité ellemême » pour proclamer le principe qu'ils sont la conséquence de l'activité, évidemment matérielle, puisqu'on l'oppose à la personnalité ? Il ne peut y avoir aucun doute ; l'idée classique revit, assurément sous une forme nouvelle, dans l'esprit même de ceux qui croient s'en être dégagés (2).