Ibid., p
les mauvaises chances, toutes les espérances de réussite et tous les bénéfices possibles ? Forcément c'est pour lui la part de ses profits et pertes : voilà qui ne peut faire doute pour personne (1) ». En tant que l'ouvrier est un moyen de production et par conséquent un instrument de gain pour le patron, ce dernier doit aussi prendre sur lui la responsabilité et les risques du travail de l'ouvrier. Mais on remarquera que, juridiquement, il ne peut être ici question que de l'intention de droit du patron qui dérive des conditions spéciales où le contrat est conclu. Aussi ne saurait-on étendre équitablement la solution à d'autres cas où ces conditions spéciales ne se réalisent pas, où l'engagé n'est plus un instrument de gain n'étant pas engagé au compte d'une et pour une entreprise deproduction, comme par exemple lorsqu'il s'agit de la responsabilité à propos des domestiques. C'est une erreur que la jurisprudence cependant commet généralement. Le Code allemand lui-même, du reste, n'admet la responsabilité du maître qu'en cas de mauvais choix ou de défaut de surveillance (art. 710 et 712), ce qui fait intervenir l'idée de faute.
Pour généraliser notre idée, disons donc que, si l'intention ne se trouve pas immédiatement dans certains actes générateurs d'obligation, c'est qu'il faut remonter d'un ou de plusieurs degrés plus haut pour