Korkounov, op. cit., p
même idée sert de fondement à la règle de droit que l'objet d'un contrat ne peut être immoral : car, que serait contraindre à une exécution immorale, sinon empêcher la possibilité de bien faire, c'est-à-dire la liberté?
Mais le droit protège encore les intérêts du fœtus, de l'enfant conçu, ceux des idiots, des fous, des enfants trop peu âgés pour être des êtres raisonnables. Y a-t-il, là aussi, la protection d'une liberté ? Evidemment ; c'est la liberté qui peut éclore directement de ce germe qu'est l'enfant ; c'est l'éventualité où le fou reviendrait à la raison. Pour la même raison un animal, qui n'est pas un être raisonnable, n'est pas soumis au droit. On dit par exemple que ce n'est pas l'animal (1) lui-même que le droit protège, lorsqu'il nous ordonne de ne pas le maltraiter sans but, mais c'est les autres hommes et leur sensibilité (2).
105. — Les conceptions positives qui s'opposent CL*jl' à la liberté considérée comme principe nécessaire et y^'Z^ universel du droit se réduisent en somme à celle / qui propose l'intérêt comme moyen d'explication. En ce sens, le puissant jurisconsulte et historien Ihering, soutient, pour revenir à quelques autres définitions positives proposées, que « les droits ne sont que