‹ Le fondement du phénomène juridiqueChapitre 66 sur 74 · Korkounov, op. cit., p · texte numérisé non relu

Korkounov, op. cit., p

2. Planiol, Dr. civil, I, Théorie de la personnalité fictive.

3. Ihering, Esprit du droit romain, t. IV, p. 341 (trad. française).

aussi des simplifications du calcul juridique, mais spécialement par rapport aux droits et obligations de TÉlat : Ainsi par exemple les établissements publics et même peut-être les fondations privées de la législation allemande (Stiftùng). L'étude des personnes doit donc aboutir à certaines distinctions qui, comme il arrive souvent, donnent raison également aux différentes thèses qui s'opposent dans la discussion (1). * , 112. — Ces considérations peuvent aussi devenir

intéressantes, parce qu'elles réduisent à leur juste valeur certaines objections, qui ont eu une carrière heureuse, contre la théorie du droit que nous avons soutenue. La notion de liberté opposerait, dit-on, les particuliers à la collectivité et conduirait ainsi à un individualisme inadmissible. Elle serait « purement négative ». « Au contraire, la notion d'intérêt, du besoin est une notion positive et les besoins, les intérêts d'un individu sont justement les liens qui le rattachent au monde qui l'environne et. en particulier, aux autres hommes (2). »

On pourrait peut-être retourner l'argument, car les besoins et l'intérêt matériel pur sont justement un principe de dissolution qui éloigne les hommes les uns des autres et provoque nécessairement les conflits. Il est exact que « la législation ne restreint pas

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