CHAPITRE PRÉLIMINAIRE
immédiatement de l'analyse même de ce principe : le panthéisme deviendra donc, à nos yeux, la seule philosophie assurant à la connaissance un fondement objectif légitime, et pourra être identifié, comme théorie de la Nature, au Savoir réfléchi.
Abordant ensuite la seconde partie du problème, ou la détermination des conditions subjectives du Savoir, nous nous appliquerons à montrer que la théorie de la connaissance qui découle des principes du spiritualisme, ou le monadisme idéaliste, et celle qui se déduit des prémisses du matérialisme, ou le réalisme phénoméniste, dénaturent profondément l’activité représentative et font perdre tout sens au mot de vérité, la première en annihilant le monde et en laissant la Pensée seule vis-à-vis d'elle-même, la seconde en aveuglant l'intelligence et en Ôôtant à la connaissance tout caractère idéal de représentation des choses. Donc, à ce nouveau point de vue, le spiritualisme et le matérialisme sont incompatibles avec le Savoir. Au contraire le panthéisme rationaliste, conséquence directe de la troisième conception dans son application à la théorie de la Pensée, nous apparaîtra comme identique au fondement que la réflexion assigne d'emblée à la connaissance, quand elle cherche à en déterminer à priori les conditions sans opinion préconçue, et la définition essentielle de la vérité se déduira d'elle-même de cette doctrine. Par là le panthéisme deviendra pouf nous le fondement suffisant du Savoir, le symbole adéquat de la raison consciente ‘et le térme natüfel de la réflexion.