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CHAPITRE V

Elagages auxiliaires dans les Parcs

Avant d'entrer en matière d'élagage sur les arbres des parcs, villas et promenades publiques, je tiens à renouveler que la façon de travailler de Télagueur doit être complètement dififérente de celle du jardinier ; ce dernier limite sur un espace déterminé ses sujets à fruits, auxquels il applique une taille uniforme et régulière, la plus grande force vitale du sujet est concentrée sur les rameaux fructifères, il n'est laissé de branches feuillées que la quantité strictement nécessaire pour porter la sève en avant afin d'abriter et de nourrir les parties fructifîées ; il pince les bourgeons jugés trop nombreux qui pourraient épuiser les porteurs à fruits, et opère des torsions; dès que le sujet tente de reprendre ses droits naturels par le moyen d'un ou de plusieurs vigoureux rejets dit « gourmands », il est aussitôt sévèrement réprimé par la taille ou le pincement;

les feuilles des arbres ainsi tenus en servitude sont pléthoriennes, luxuriantes, épaisses et beaucoup plus larges que celles du même genre à l'état sauvage, ce qui lui donne une apparence de vigueur supérieure à ce dernier. Le sujet, après avoir vainement employé la plus grande partie de ses forces pour être délivré de l'esclavage dans lequel il est tenu arbitrairement, est attaqué par plusieurs maladies mortelles qui ne tardent pas à se manifester, entre autres la gomme, la cloque, le chancre et les ulcères qui déterminent des épanchements de sève; tout l'arbre est atteint du virus et dévoré par les insectes. Souvent les arbres, quoique vigoureux encore, meurent partiellement en quelques jours. Plantés sur un sol vierge, leur existence dure en moyenne quarante ans ; bien que le sol soit retourné et fumé, la deuxième génération est moins belle et moins forte que la première, et son existence ne peut guère dépasser vingt-cinq ans ; la troisième et dernière génération n'atteint plus qu'une végétation misérable, le feuillage reste grêle, recroquevillé ou chlorose, les fruits moins gros sont véreux et amers ; cette dernière génération ne peut vivre plus de dix à douze ans.

Il faut, autant que possible^ élever l'intérieur des allées droites en forme d'ogive, et découvrir les grosses branches, un peu saillantes, mousseuses, et coudées, pouvant être d'un effet très pittoresque ; l'extrémité d'une allée se termine sur un fond

^.x^ jiTirjL i^tt i^icrt à ics champs, avec un horion jg.Trt £t jur jeqitîi pccî se reposer la vue ; Texr-smiE sz-u-se 5rcae ;:rac ctendue indéterminée çiL 2^:ci2s cr r;y- 5 fr abûet3eat Fallée, vue du bout :co2fie. Le c!ie arcctissiiit à lliabitation s'achève j rft . r;t*' t-re: ' : ërsc des branches feaillées inclinées CI riir->^iV^ zraôecses qui laissent à découvert les prrs-o-MTïs ±; ra-iàe chaussée et les deux tiers de ja :r*2.r::«::r des assécres du premier étage ; ce serait Ct*^.rigT,A £ ce Laissait voir les fenêtres supérieures «c !i r:Lr-:re.

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Inurle ic dire que Faîléc doit être grande ouverte qui^nd il existe un td lointain, mais toujours fermée s: l'horizon est aride, compliqué par la réverbération souvent mauvaise du soleil couchant. Les branches basses â Teitérieur des allées doivent être respectées, surtout lorsqu'elles sont inclinées en festons et touchent le sol ; elles masquent le tronc des grands arbres alignés dont l'aspect sur le côté extérieur peut paraître disgracieux. Les avenues à la Française ne ressortent dans toute leur grandeur que si elles sont élevées, largement ouvertes, et maintenues telles.

Un vieux castel en ruines» dont les murailles seraient couvertes de lierre, et presque caché par des

vieux arbres chargés de bois mort et de gui, perdrait son cachet si l'on venait à toucher à ces arbres, car dans cet état ils contribuent à faire ressortir tout le caractère désolé des ruines; le lierre attaché aux murailles, par ses nombreuses tentacules, absorbe l'humidité, emplit les fissures, consolide les pierres branlantes prêtes à se détacher ; les tiges en tissu comme des mailles inextricables et serrées maintiennent solidement du dehors les murs qu'elles recouvrent entièrement; le feuillage très compact, dont chaque feuille est inclinée et superposée suivant les tuiles d'une toiture, garantit les ruines de tous les éléments destructeurs du dehors; la pluie, l'humidité, le froid, le vent, ne peuvent les désagréger.

Ainsi un mur d'habitation atteint par les pluies obliques, fouetté par le vent, et qui serait dans une constante humidité, suintant des matières nitreuses, s'assainirait si l'on creusait un fossé au pied de ce mur et qu'on l'emplisse de terre végétale très riche en humus, qu'on y plante un lierre sauvage pris dans les bois, bien supérieur comme ténacité et épaisseur de fourré au lierre d'Irlande, qui gèle assez facilement, en six ou huit ans il couvrirait toute la surface de la muraille et en l'espace de douze ans le fourré atteindrait une épaisseur telle qu'il rendrait le mur invulnérable contre tous les éléments extérieurs et plus aucune humidité ne reparaîtrait.

On doit élever suffisamment l'intérieur de la voûte ombragée sous laquelle sont placés des sièges; si

quatre arbres alignés forment un carré en ogive^ plus la voûte est élevée, plus l'air pourra circuler.

Si l'on est obligé de réduire des arbres par le haut pour ouvrir des points de vue, Télagage doit être commencé de l'avant pour finir à l'arrière en contrebas, de façon à ce que l'on n'aperçoive que la première ligne, et que les branches tronquées soient. cachées par des branches secondaires dépassant en hauteur les amputations fort disgracieuses.

Les arbres soumis à un élagage obligatoire pratiqué chaque année, dit « élagage à la française », exigé par le style du château qu'ils entourent, sont tondus le plus souvent d'une manière atroce, ils portent de gros moignons en forme de massue à la suite d'une taille souvent répétée, qui a fait monter la sève aux extrémités. Laid et déformé, le platane, entre tous, se distingue par ses tronçons énormes entièrement dénudés qui semblent implorer la pitié des passants contre un pareil traitement. Les arbres dépensent une somme considérable de force pour se créer chaque année de nouvelles issues par lesquelles sortent les pousses du printemps; aussi on est privé d'ombrage pendant de longues semaines et ce n'est que fort tard, à l'arrière-saison, que les brindilles nouvelles ont acquis leur plein développement et offrent, par places seulement, un ombrage salutaire. On exécute la taille par le haut d'abord, ensuite par le pourtour s'il y a lieu, en ne rien touchant à l'intérieur. A part le platane, tous les arbres ainsi tondus ont l'intérieur garni de petites branches qui don-

tient un ombrage passable dès la sortie des feuilles et contribuent à diriger la sève sur les moignons aux extrémités desquels s'opère la nouvelle poussée tardive.

Le sujet le plus propice de tous les arbres pouvant supporter une servitude réglée et raisonnée pendant plusieurs siècles, c est le tilleul à petites feuilles dit ^ tilleul des bois » ; les branches porteuses sont partout enveloppées de milliers de petites branches et de brindilles donnant un ombrage assez compact pour s'y abriter dès Téclosion des feuilles, ses pousses extrêmement nombreuses ne dépassent pas quarante centimètres.

A part le charme et Térable champêtre, tous les autres arbres ont des pousses bien plus longues, entre autres celles du platane qui atteignent quelquefois deux mètres et au-delà.

Certains emplacements ombragés, heureusement très rares, demeurent toute l'année humides, froids, Tair ne pouvant se changerni se purifier; constamment des buées sortent de terre et se traînent lourdement à la recherche de victimes, qu'elles entourent de leur gaz empoisonné. Ces foyers d'infection disparaissent si Ton élague les branches basses des arbres, et si Ton extirpe les buissons environnants; le sol s'assainit, l'air devient vivifiant et circule librement.

Les vieux arbres qui se sont évidés conservent une végétation relativement luxuriante, la masse de branches feuillées forme un poids et donne prise aux ouragans; la partie creuse a la forme d'un pain de

sucre très aigu, dont la hauteur varie de deux à quatre mètres au plus; révidement finit à la naissance des plus grosses racines qui n*ont presque plus que Técorce collée sur une mince couche d'aubier entre lesquels circule la sève; la pointe monte jusqu'aux premières maîtresses branches; cette place arrête Tévidement qui ne peut dépasser le bois noueux, non de droit fil. Le passage d'un orage un peu violent jette à terre les arbres évidés ; le pied affaibli, miné sans interruption sous l'action dévorante du chancre ne saurait résister longtemps à l'effort du vent. Cependant, à moins d'un ouragan épouvantable comme on en voit rarement, le sujet atteint de la carie ne tombe jamais la première fois ; pendant l'orage, les pores du bois s'étirent, les fibres se dilatent, les racines s'ébranlent et perdent leur adhérence avec le sol ; on remarque le mouvement oscillatoire imprimé aux racines soulevant et abaissant la terre végétale qui se sépare du sous-sol, le mouvement est exactement le même que celui des vagues d'une mer en furie ; dans les terres légères, sablonneuses, peu éloignées de la mer, lorsqu'on est assis au pied d'un arbre on a l'impression d'être balancé par le tangage et le roulis.

Dans les pays du Nord, la Hollande, l'Angleterre et une partie de l'Allemagne, le sol est composé de sable de mer très fin et très léger, particulièrement riche en humus, les arbres isolés prennent une frondaison énorme en forme de houppe que l'orage renverse sans peine avec la motte de terre, bien qu'ils soient en pleine vigueur, sans nulle atteinte de la

carie; il en est de même au bord des moraines, sur le versant des pentes abruptes. Les arbres, en combattant contre les vents, s'allongent d'une façon démesurée dans un plan incliné; le sol végétal qui repose sur la glaise ou sur la roche unie, s'affaisse et se déplace peu à peu, les arbres s'inclinent chaque année davantage^ selon que la tête augmente plus ou moins.

Abrités par le vallon, l'orage ne peut les atteindre, mais les pluies abondantes et de longue durée détrempent le sol, la masse d'eau qui pénètre dans le sous-sol, donne lieu à des courants ou à des ffaques qui ne trouvent pas d'issues suffisantes à leur écoulement, la pression détache et soulève la croûte de terre végétale suspendue sur les eaux ; les sujets, depuis longtemps inclinés, tombent avec fracas au fond du ravin, entraînent les terres et renversent dans leur chute tous les arbres qu'ils atteignent sur leur passage.

Les marronniers, frênes, ormeaux à grandes feuilles, châtaigners, noyers, sophoras du Japon, d'un âge mûr, quoique robustes encore, ont souvent sur le haut du tronc ou sur une ou plusieurs grosses branches un chancre ou une carie en fermentation qui détermine un point de rupture; le signe extérieur se manifeste par un champignon quelquefois énorme, horizontalement posé et de forme demicylindrique. Les arbres très chargés de branches, dont le tronc est divisé en deux parties égales, sont sujets aux écartèlements, au centre de la fourche, le

bois se fend insensiblement sous les fréquents orages : bien que la fente du bois soit presque invisible, elle n'en suit pas moins son cours et se révèle par la suppuration plus ou moins abondante de sève en décomposition. L'acacia est de tous les arbres le plus sujet à récartèlement ; d'une constitution très sèche, aucun indice ne laisse deviner la fente; quelque nombreuses et profondes que soient les blessures fahes à Tacacia, il n'a jamais été remarqué aucun écoulement de sève, le fluide de sa sève essentiellement volatil se dégage par les blessures sans laisser de traces.

Après un orage, si une des deux branches formant la fourche a été brisée, celle qui reste ne pourrait être de longue durée, car la partie méplate du bois déchiré entre en fermentation et ne tarde pas à être entièrement effritée presque à ras des dernières couches concentriques de formation annuelle de l'écorce. L'écorce et l'aubier, conducteurs de la sève aux branches du haut devenues propriétaires de nombreuses brindilles, une part de nourriture fournie par les racines en corrélation avec la branche brisée prend la direction de la branche restante, laquelle atteint pendant quelque temps une végétation luxuriante, mais factice; surchargée de feuilles et de substance nutritive, le volume du corps et de la frondaison augmente chaque année pendant que les insectes rongeurs perforent et broyent la partie écartelée qui ne tarde pas à être brisée sous son propre poids ou parle moindre coup de vent; c'est ainsi que d'un

bel arbre il ne reste plus qu'un tronçon tout au plus digne du titre de porte-lierre.

Au sujet qui aurait été écartelé, la partie restée intacte doit être diminuée du haut; si Tarbre est jeune encore, il poussera près de la déchirure des branches nouvelles très vigoureuses; sur chaque bord de la plaie mise à nu, il se forme un bourrelet de recouvrement qui augmente chaque année d'épaisseur et de force, en proportion du volume et du poids des branches nouvelles ainsi qu'au manque de bois de formation ancienne qui disparaît sous l'influence putride de la carie ; chose bien digne de remarque, le bois de recouvrement est très favorable à la vermoulure et à la contraction après l'abatage du sujet. En végétation, la force et la densité qu'il atteint sont supérieures à tout autre bois; la serpe rebondit en le coupant, l'outil tranchant des plus fins le pénètre difficilement; bien que la carie ou le chancre soient contagieux sur le vieux bois, tant que le sujet est en pleine vitalité, le bois de recouvrement sur une plaie, quelle que soit son étendue, est exempt de toute espèce de maux.

Je reprends le sujet concernant les arbres abattus par l'orage ; ainsi donc, si le vent vient de l'Ouest, c est de ce côté-ci que les racines sont ébranlées; le tissu enveloppé de milliers de racines et de chevelus qui serrent dans leurs mailles la terre végétale, finissent par être entièrement détachés du sous-sol; on charge alors les racines du côté Ouest de quinze centimètres de bonne terre, sur laquelle sont ensuite disposés des blocs de roches séparés par des inter-

valles assez larges pour qu'ils ne puissent intercepter Tair du sol et étouffer les racines qui cessent alors d*étrc agitées, le sol se raflermif , un grand nombre de chevelus formant un tissu épais et inextricable viennent chercher leur vie dans la terre rapportée ; ce nouveau tissu ajouté à l'ancien achève de consolider l'arbre, qui devient presque indéracinable après cinq ou six ans, époque à laquelle les roches peuvent être enlevées. Cependant, l'opération serait nulle si, au préalable, l'arbre n'était allégé et débarrassé de ses branches du côté où il est incliné, soit à l'Est, puisque nous supposons que les orages viennent de rOuest.

Une branche dans le haut d'un arbre incliné représente plus d'une centaine de fois sa pesanteur, selon l'inclinaison et la hauteur du tronc à l'extrémité duquel sont attachées les branches à élaguer; que l'on s'imagine un levier penché, quoique sept ou huit fois moins haut qu'un arbre de moyenne hauteur, quelle masse il soulève en comparaison du peu de force mise à l'extrémité opposée au point d'appui.

Dans bien des pays les rochers sont inconnus^ la pierre d'oeuvre que l'on se procure à grands frais ne peut être utilisée pour cet usage, car un arbre reviendrait trop cher I

L'allégement de la tête d'un arbre se fait conformément à son inclinaison, à sa hauteur et à la nature du sol, selon qu'il est plus ou moins susceptible d'être renversé avec la motte ; ainsi à un sujet qui est légèrement incliné et dont l'inclinaison paraît augmenter

l chaque année, quoique les racines semblent forte-

\ ment ébranlées, la frondaison doit être allégée d'une,

p deux ou trois grosses branches bien saillantes dépas-

' sant la ligne verticale sur la longitudinale du tronc,

cela doit suffire pleinement à l'équilibrer, mais pour un sujet qui est très incliné, jusqu'à cinquante degrés comme il en existe assez souvent, il est nécessaire de I réduire toutes les branches du côté de l'inclinaison

[ ainsi qu'une bonne partie des branches formant la

f frondaison ; celles qui restent du côté opposé à l'incli-

[ naison, prise sur le centre du pivot de la souche, for-

[ ment le contrepoids en dehors de la verticale, ce qui

I maintient et achève de consolider l'arbre incliné.

' Les arbres évidés qui ne tiennent plus que par

1 l'écorce et une mince couche d'aubier, quoique non

I inclinés, doivent être, par mesure de prudence, ré-

\ duits de plus d'un quart ou d'un cinquième au moins,

; conformément à leur force de résistance.

Les arbres gigantesques sur le retour de l'âge, porteurs de maîtresses branches (grosses comme des troncs d'arbres moyens), sont souvent atteints du chancre ou de la carie, et sont fréquemment brisés j sous le poids de la neige, du givre ou du vent ; le vide

défectueux, la désorganisation qui suit la rupture des fortes branches est irréparable; il est nécessaire de faire une légère réduction aux extrémités de quelques ramifications, cela ne déforme en rien l'aspect général des sujets, qui seront exempts ensuite de tout accident de ce genre, si déplorable quand il s'agit d'arbres séculaires et précieux.

Un gros étai en acacia appliqué contre le tronc d'un arbre, dissimulé dans les branches basses, la base posée sur une pierre plate, peut aussi le consolider pendant vingt-cinq ou cinquante ans, et plus longtemps encore.

L'élagueur ne saurait trouver de préservatifs contre les maladies multiples qui atteignent les arbres, comme le chirurgien habile qui opère des guérisons merveilleuses sur un être animé, suivies d'une régénération très satisfaisante; on ne peut rien obtenir d'analogue sur les végétaux, mais par un élagage d'équilibre, l'élagueur préserve ses sujets de nombreuses fractures déterminées par les éléments destructeurs et les conserve jusqu'à la dernière brindille feuillée, qui ne cesse de végéter qu'après la mort de la racine avec laquelle existait l'affinité.

Depuis la troisième jusqu'à la dixième ou douzième année de plantation, s'il y a nécessité tant au point de vue de l'agrément que des besoins futurs imposés par le service, les jeunes arbres doivent être élagués progressivement chaque année de leurs branches basses en proportion de leur croissance jusqu'à la hauteur de quatre à cinq mètres, ce qui permettra de placer des sièges dessous. Les branches arc-boutées du tronc au sol forment généralement un dôme magnifique assez élevé pour la circulation et le changement d'air.

Sur les passages où doivent circuler des chars de bois, de foin, de paille ou des voitures de déménagement, une élévation de sept à huit mètres serait à

peine sufBsante, si Ton tient compte de la tendance

des branches à s'incliner.

Ayant été coupées à Tétat de brindilles, les petites branches dont la section atteint à peine le diamètre de dix à quinze millimètres, n'influent en rien sur la vitalité du sujet bien conduit, mais il n'en serait pas de même si on était obligé d'élaguer quelques branches basses d'une étendue de dix, quinze ou vingt centimèires de diamètre; le sujet serait alors très affecté de Topération, la carie, le chancre, Tulcère, tout à la fois renvahiraient et réduiraient en putréfaction l'intérieur du tronc jusqu'à la racine.

Un arbre magnifique, avant d'avoir subi cette amputation, n'aurait ensuite que des branches qui ne seraient plus en rapport avec la grosseur du tronc, l'ensemble ne composerait qu'une touffe grêle et déformée.

Les habitants de la grande ville industrielle de Lyon possédaient sur la place Louis-le-Grand (Bellecour) des marronniers relativement beaux qui étaient garantis du soleil couchant par la colline du versant de la Saône et par un cordon de hautes maisons; cette grande et belle place carrée, telle qu'il n'en existe dans aucune autre ville de France, était largement aérée. Les marronniers avaient atteint une vigueur satisfaisante, du moins autant qu'il est permis de Tespérer dans les grandes villes où l'air est chargé de matières corrosives et ammoniacales, si nuisibles aux végétaux. Grâce aux frais considérables de terrassement et aux substances nutritives ajoutées aux dé-

pouilles des vieux tilleuls qui occupaient précédem* ment la place, bien que la surface du sol fût plombée sous le piétinement des promeneurs, le dessous était bien ameubli et permettait aux racines de s'étendre librement pour chercher leur nourriture. Les amateurs s'intéressaient au développement de ces jeunes arbres dont les branches s'étalaient progressivement tous les printemps.

En passant par Lyon, il y a quelques années, je fus stupéfait de constater que ces pauvres marronniers étaient amputés d'une ou deux de leurs couronnes de branches basses qui avaient été coupées à ras du tronc; les plaies étaient très grandes et grossièrement barbouillées avec du minium. Le public lyonnais fut ainsi privé d'une bonne partie de l'ombrage qui lui plaisait et sous lequel il aimait à s'asseoir.

Les élagages peuvent être faits en toute saison et en pleine végétation; les feuilles permettent de distinguer les branches mourantes qui sont grêles, chétives et de couleur incertaine. Les percées, les points de vue, les rehaussements d'allées droites se font bien mieux et avec plus de précision quand les arbres sont feuilles ; certaines essences qui sont élaguées entre la fin de février et le commencement d'avril, tels que le noyer, l'érable-plane, l'érable-sycomore, le charme et le bouleau perdent, pendant les deux ou trois jours qui suivent les amputations, une certaine quantité de sève sortie de leurs pores mis à jour par la taille; dès que les bourgeons sont ouverts, les feuilles naissantes attirent les sucs nutritifs, alors en pleine végé-

tation, sur toutes les extrémités feuillées ou en feuillaison, il n'est jamais constaté des écoulements de sève, seuls les arbres gélifs tont exception ; suivant la nature du mal, les suppurations auxquelles ils sont sujets toute Tannée deviennent indispensables à leur existence. Inutile de parler des arbres résineux souvent complètement épuisés par suite de la résine qu'ils perdent après les élagages les mieux exécutés; la coupe ras-tronc tue même les plus vigoureux.

Les arbres réduits en automne, tels que le noyer et le saule exploités en têtards, meurent souvent sous l'action des grands froids de l'hiver qui suit la réduction ; le noyer, sur un terrain amendé, doit être diminué de deux à trois mètres plus bas que les parties du haut, mortes ou affectées par l'atrophie; jamais les rejets ne poussent bien sur les branches atrophiées et ne peuvent longtemps s'y maintenir ; le bois étant corrompu, le mal devient contagieux et atteint insensiblement le bois du bas encore sain lorsque la section n'a pas été faite sur les parties vives exemptes de toutes maladies morbifiques et contagieuses.

La saison la plus favorable à cet élagage est pendant la première quinzaine d'avril, dès que les bourgeons montrent quelques velléités de s'ouvrir; il est très important de faire la section autant que possible cinq ou six centimètres au-dessus des jonctions, cette place divise la plaie en plusieurs parties, autant qu'il existe de branches assemblées; la carie, le chancre et les gouttières ont moins de prise sur le bois difîorme que sur celui qui est de droit fîl. C'est tou-

jours près des jonctions que pousse le plus grand nombre de rejets.

Le noyer, plus que tout autre arbre de haute futaie, affectionne particulièrement les terres cultivées et bien fumées; nos essences forestières, au contraire, redoutent les engrais trop chargés d'ammoniaque et de sels nitreux; par exemple, le chêne, le hêtre et le châtaignier ne pourraient les supporter ; la fermentation devenue corrosive qui se dégage avant de s'allier au sol, produit des cavités dont les parois se tapissent de champignons microscopiques qui déterminent des soulèvements d'écorce sur les racines et les font périr.

Les racines des arbres résineux qui cherchent leur nourriture presque à la surface du sol redoutent plus que toutes autres essences les engrais violents ; l'écorce des racines, spongieuse et très tendre, est altérée au moindre attouchement, et la résine qui s'échappe des meurtrissures épuise bien vite le sujet. C'est en raison de la constitution des racines que tous les résineux exigent la transplantation avec leur motte de terre; c'est donc avec une extrême prudence qu'il faut amender l'épicéa et le pin sylvestre en lutte sur la pelouse avec les herbacés et autres parasites ; il faut légèrement gratter la surface du sol et ajouter ensuite dix centimètres de bon terreau; on fera de même pour le chêne, le hêtre et le châtaignier.

Si les arbres en forêt, à l'état sauvage, se raréfient eux-mêmes en changeant de place tour à tour, il ne saurait en être ainsi dans les vergers, les châtaigne-

raies et les plantations de noyers tenus en culture; on suppose l'existence de la raréfaction aussi bien dans Tair respiré par les végétaux que dans la terre. Les preuves deviennent visibles si Ton prend comme point de comparaison quelques centaines d'hectares de terre cultivée depuis longtemps, entourés de forêts,

Lfis produits cultivés dans cet espace sont bien plus nourrissants et plus succulents que les mêmes produits obtenus sur des terres similaires non entourées de forêts.

Dans le voisinage des forêts, les habitants et les animaux domestiques ont une constitution et une force corporelle que n*ont pas les habitants et les animaux domestiques d'un pays dont Tair n'est pas raréfié par des forêts voisines, La vie humaine est absolument dépendante des forêts dont l'étendue doit être en rapport avec l'étendue des terres mises en servitude ; si les bois disparaissent, Thomme disparaît aussi sous les maux multiples qui Taccablent. Les maladies diverses qui détruisent les produits cultivés n'ont point d'autre origine que la suite d'une extension et disproportion forcées de culture sans raréfaction. Il n'est pas besoin d'être grand philosophe pour comprendre ces choses.

Tous les soi-disant remèdes curatiis et préservatifs appliqués aux végétaux malades sont empiriques, le seul remède^ c'est d'associer les végétaux à d'autres végétaux raréfiants différents du genre de ceux qui sont malades. Les châtaigneraies séculaires sont parie

fois mortellement frappées parla maladie qui provient le plus souvent de Téloignement d'arbres et d'arbrisseaux d'une autre espèce; ainsi les vergers et les noiseraies atteints par les champignons disparaissent en peu d'années. L'action des végétaux raréfiants est d'absorber les dépouilles putrides devenues mortelles qui sont depuis longtemps accumulées par l'arbre malade ; les dépouilles que laisse l'arbre raréfiant, essentiellement nutritives, remplacent les matières putrides qu'il s'est appropriées, et ainsi l'équilibre vital entre les arbres est maintenu en faisant échange réciproque de leurs sécrétions.

Le bouleau, le charme, l'érable champêtre, qui ne sont point envahissants, seraient d'excellents sujets raréfiants, si leurs branches ne venaient nuire à celles des arbres qu'ils doivent raréfier ; il est bien facile d'y mettre ordre par un élagage réductible et raisonné; les arbres raréfiés, de malades ou stériles qu'ils étaient, changeraient d'année en année et deviendraient plus vigoureux.

Dans les jardins fruitiers et potagers depuis longtemps gorgés d'engrais fécal ou animal, tous les produits cessent d'être satisfaisants comme qualité et quantité ; à trente centimètres environ de profondeur dans le sol, qui, sans être plombé, néanmoins est durci, il existe des percées et des cavités nombreuses qiii sécrètent des sels corrosifs descendus de la surface des terres sans cesse remuées ; les racines des arbres et des herbacés en contact avec ces sortes de déjections contractent des maladies qui les font périr

en quelques semaines, dès que leur vitalité cesse d'être en rapport avec la quantité de force qu'ils emploient à se défaire des matières morbifîques qui les entourent. Il n'y a que les bois qui puissent régénérer entièrement ces terres infectées dont le rapport n'est plus en équilibre avec les dépenses. Planté par plançons très serrés, le bois atteindrait une vigueur presque fabuleuse; au bout de quinze ans, après la coupe du bois, le sol serait complètement régénéré ; en opérant le défoncement, on constaterait que les racines ont pénétré la terre végétale de part en part dans toute sa profondeur et ont absorbé les matières qui faisaient périr les végétaux tenus en culture.

L'influence de la taille suivie sur les arbres fruitiers est très funeste, et l'élagage souvent répété sur les arbres de haute futaie ne le cède en rien à la taille des fruitiers.

L'élagage doit être exécuté sobrement et périodiquement tous les douze ou quinze ans, à titre de revue générale, sans omettre de vérifier attentivement chaque année les arbres, lors même qu'ils ne comporteraient point d'élagage; si quelques élagages sont absolument nécessaires, ils ne devront être que partiels et de peu d'importance. Tout propriétaire soucieux de conserver ses arbres doit les passer en revue lui-même chaque année et ne devra s'en rapporter qu'à ses propres observations. Dans les parcs, les villas et dans tous les lieux de plaisance, l'élagage ne doit pas être à chicot, la vue de ces tronçons serait par trop désagréable; le bois mort devra être retranché sur tous

les arbres qui en sont porteurs, car autant le bois mort est pittoresque en forêt, autant il est laid et triste dans les parcs et dans les villas; il donne à une propriété un air négligé et abandonné.

La couronne qui accompagne la branche souvent jusqu'à dix et quinze centimètres du tronc se termine au point culminant vers laquelle la section doit être faite; cette partie saillante se délie et devient souple comme la plupart des objets qui se terminent graduellement. Au delà du point d'appui la branche est unie par le centre à la couronne. Dans une lutte inégale avec les éléments la branche est brisée, la rupture a lieu plus loin que la couronne protectrice qui évite les ruptures et les déchirures au ras du tronc. Sauf les branches à jonction formant une fourche et les branches secondaires de l'intérieur qui sont des auxiliaires nécessaires en temps limité et qui meurent étouffées sous le couvert, toutes les maîtresses branches formant Tossature de Tarbre en corrélation avec des racines équivalentes, sont destinées à vivre autant que le sujet lui-même.

Le gui, auquel on a donné le nom de « parasite )►> ne le mérite pas dans le sens absolu du mot; il remplace les feuilles et les bourgeons qu'il fait disparaître sur une partie de la branche secondaire où il a pris naissance; peu à peu il s'approprie la sève qui était transmise aux bourgeons et aux feuilles, toute la branche, ainsi que ses ramifications dépassant le gui à l'extérieur, se replient sur elles-mêmes comme par un fluide attractif avec une contraction impérieuse;

en quelques années, Textrémité de la branche meurt, la section s'opère à ras de la touffe de gui devenue maîtresse et propriétaire de toute la sève précédemment transmise aux branches; le reste de la branche ressemble à un plumeau sans feuilles ni bourgeons et ne souffre en rien de là disparition des brindilles feui liées ; la couche concentrique de formation annuelle d'aubier suit son cours par l'action transcendante du gui absolument comme si les feuilles et les bourgeons existaient encore. Sur les maîtresses branches, quoique la contraction se manifeste assez vivement sous des formes bizarres, les feuilles et les bourgeons résistent pour la plupart, les arbres perdent quelquefois la moitié de leurs feuilles et même davantage. Le sujet couvert de gui, après lequel il ne reste plus que la moitié ou le tiers des branches f euillées soumises à la contraction, cesse de s'étendre, la frondaison entière de l'arbre se ramasse et se pelotonne sur elle-même; la couche concentrique de formation annuelle est absolument semblable lorsqu'il y a du guï, lequel ne diffère que dans la forme avec les feuilles et les bourgeons. Si le gui effraye beaucoup de personnes, je puis dire avec certitude qu'il n'abrège nullement la vie des arbres; essentiellement voyageur, le gui ne s'attache aux arbres que pendant un certain temps, disparaît en partie ou totalement et réapparaît à des époques éloignées et intermittentes.

En hiver, alors que les bois sont dépouillés, la nature morne et désolée, le gui avec sa teinte claire, ses

baies blanches, tranq>arentes comme des perles, terme un contraste charmant avec la couleur sombre des arbres dénudés.

Bien qu'il ne soit point nuisible aux arbres de haute hitaie qui croissent en toute liberté, il n'en est pas de même pour les vergers; s'ils sont envahis par le gui, les arbres, en général, deviennent plus ou moins stériles.

Quelques propriétaires et fermiers bien dignes d*éloges enlèvent le gui aux arbres fruitiers, mais leur travail est inutile si le voisin n'enlève pas aussi celui de son verger.

Les oiseaux, les grives particulièrement, sont très friands des baies du gui, en hiver, pendant les neiges, ils sont affamés et s'abattent sur les branches porteuses de gui ; ils en mangent parfois une telle quantité qu'ils en meurent d'indigestion. Ces oiseaux, après s'être repus, voltigent d'arbre en arbre, de branche en branche et s'essuient le bec sur Técorce; la matière gluante qui enveloppe les graines s'effile et s'allonge avec une élasticité surprenante; les graines aplaties et aiguës, collées sur la branche, solidement fixées par les fils glutineux^ pénètrent au centre du bois, qui se relie étroitement à la racine du gui d'où proviennent les rejets. Après la disparition des branches ou des brindilles ramifiées, cette agglomération de racines de gui et de bois fendu, étiré et contracté, produit ces excroissances énormes qui dépassent cinq à six lois le diamètre de la branche sur laquelle le gui s'est fixé.

La première année le germe du gui s'élève à quelques millimètres et prépare Tembryon de plusieurs ramifications en touffes qui s'élèvent graduellement chaque année. La racine du gui est invulnérable et produit sans cesse de nombreux rejets qui augmentent en nombre et en vigueur après la taille : il est donc bien constaté que plus on taille les toufïes plus la racine s'étend et donne une plus grande quantité de rejets. Ce n'est que par la famine qu'il est possible de le détruire; la toufïe enlevée, l'écorce est ensuite soigneusement incisée autour de la racine à une distance de vingt à trente millimètres; ainsi mise à nu, privée de la nourriture que lui transmettait l'écorce, la racine se crevasse et se dessèche au contact de l'air, elle entre en fermentation et disparaît; la place qu'elle occupait laisse un creux noir que le bois de recouvrement emplit et nivelle comme si le gui n'avait jamais existé. Si la racine couvre une large étendue on risquerait, en ôtant plus de la moitié de l'écorce sur le pourtour du bois, de faire périr la branche.

Les Gaulois avaient une vénération pour le gui à cause de sa rareté sur le chêne, les prêtres Druides, munis d'une faucille d'or, cueillaient sur cet arbre le gui sacré qu'ils distribuaient au peuple le premier jour de l'an neuf. Je doutais un peu de l'authenticité de cette légende, mes recherches étant demeurées infructueuses jusqu'en novembre 1878 où je trouvai sur un chêne une petite toufïe de gui. Alors que j'étais occupé, en 1889, dans le grand parc de Nointel

(Seine-et-Oise), on me montra une toufiFe de gui conservée sur un chêne à titre de curiosité. Ce sont les deux seules fois que j'ai vu du gui sur des chênes.

Après de longues et attentives observations j'ai acquis la certitude que le lierre n'affecte nullement les arbres; le corps principal qui entoure le tronc et les branches n'arrête point la circulation de la sève, il ne vit pas non plus aux dépens des végétaux auxquels il est attaché, car dès que l'une des tiges est amputée, les feuilles se flétrissent et tombent toutes dans l'intervalle de trois à quatre semaines; l'écorce, aussi rapidement ridée par suite du manque d'aliments, tombe avec tout le bois qui s'effrite rongé par les insectes.

Jamais le lierre ne dépasse les brindilles ou les extrémités feuillées d'une branche autour de laquelle il s'est enroulé, il se replie sur lui-même en attendant que la branche soit assez forte et assez allongée pour le supporter; quand les brindilles qu'il a respectées, sont mortes étouffées sous le couvert des ramifications extérieures, ses extrémités avancent sur les parties dénudées qui sont bientôt couvertes de guirlandes.

Les brindilles et les bourgeons seraient sûrement étouffés, ainsi que la branche tout entière, si le lierre venait à les enlacer trop étroitement. L'existence du lierre est absolument dépendante de celle de l'arbre et il ne pourrait longtemps survivre après la mort de ce dernier; cet attachement du lierre pour le sujet qui le porte, le grandit, lui maintient la vie et donne une

preuve bien convaincante de l'instinct de cette plante qui vit en parfaite communion avec l'arbre qui est son soutien.

Propriétaires qui aimez la nature, laissez le lierre à vos arbres, car il les orne en toutes saisons et ne leur est en rien nuisible I

Deux balivaux absolument semblables, tous deux porteurs de la même quantité de lierre, peuvent servir de preuve ; à Tun supprimons le lierre et à l'autre laissons-le; au bout de dix ans je défie que Ton puisse constater la moindre différence entre celui qui est porteur de son lierre et celui auquel il a été enlevé.

Tous nos charmants oiseaux chanteurs et insectivores trouvent dans le fourré du lierre un gîte assuré contre les oiseaux de proie et contre l'inclémence de la température, ni le froid, ni la pluie ne peuvent les atteindre.

En été, plusieurs nichées d'oiseaux variés ont leur domicile sur le même arbre, une fois le lierre supprimé, il est impossible à ces pauvres oiseaux de trouver un abri et nous sommes privés de leurs concerts et de leur utilité indispensable à l'agriculture.

A l'arrière-saison, en septembre et octobre, la fleur du lierre est nécessaire à l'apiculture; des myriades d'abeilles et de bourdons butinent et font provision d'une tardive, mais abondante provende ; après ce temps-là, presque toutes les fleurs sont épuisées, fanées ou disparues. Ses fruits servent aussi de nour-

riture aux oiseaux pendant Thiver; les baies noires du lierre sont très abondantes et faciles à saisir et ils en sont très friands pendant les temps de neige.

Enlever le lierre aux arbres, c'est se priver d'une jouissance sans rétribution et sans profit pour l'arbre, on a donc tout avantage à le laisser.

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