SCÈNE VII
LéoPporp, JEAN-PAUr,, THoMAS, HENRI.
LÉéoPorD.— Si ma visite n’était pas attendue, vous deviez cependant compter sur mon souvenir... Je n'oublie jamais cet anniversaire. (4 Henri) Je suis Léopold qui pense toujours à ta fête de naissance... Tu n’es pas mécontent de me voir.
HENRI.— Oh! non. Mais j'aurais bien voulu fl voir mon frère... ;
Léopor.b.— Son frère ?
THomas (vivement à Léopold).-- Oh! pas un mot de Georges devant Jean-Paul ; plus tard, quand nous serons seuls, je vous dirai... (Haut) Mais comment vous trouvez-vous en cette ville ? (Henri R est allé près de son père.) |
LÉOPOI T HOMA LÉOPOI que vou marchan vriers qu tendu pr et ayant indiquer HENRI te ; c’est JEANN( pagnons HENRI va les re JEANN( quelqu’u THoM4 JEANN de la co THom, Mulhous
Léopor.i
(Les o corbeille
HENR — Les
Léopor,p.— J'y suis de passage avec mon père.
En achc-
t au fond À THoMAs.— Votre père ?
n.) Papa! BR Léoporp.— Oui, et c'et par hasard que j'ai su ! que vous habitiez Belfort. J'étais entré chez un — Lui! marchand et j’y ai rencontré plusieurs de vos ou-
L vriers qui s’occupaient d’une emplette... J’y ai en-
1 tendu prononcer le nom de Jean-Paul et d'Henri,
et ayant appris ce dont il s'agissait, je me suis fait
| indiquer votre demeure.
motion). — D Hennr (avec joie).— C’est pour moi, cette emplet-
1e pouvait P te : c’est mon bouquet de naïssance.
\ JEANNOT (arrivant par le fond).— Voilà les com-
' LS lac- | pagnons qui viennent vous fêter, monsieur Henri. Fee el HENRI (avec dignité). — Eh bien ! monsieur Henri
EL | va les recevoir. (1! sort par le fond.) ! JEannor (bas à Thomas).— Père Thomas, il y a quelqu'un là-haut, pour vous.
“er, THomas.— Qui donc ?
JEANNOT.— C'est Jérôme... il a pris par l’escalier attendue,
de la cour... il ne veut parler qu’à vous.
ouvenir.. R . ai ‘ THomas (à lui-même). — Jérôme! qui était à
Henri) Je
: M Mulhouse. Mon Dieu ! que peut-il me vouloir ? de nais- | 4 SCENE VIII | en voulu ki |
Léopor.b, THoMAS, JEAN-PAUI, HENRI, JEANNCT, 4 OUVRIERS.
(Les ouvriers entrent par le fond ; ils portent une jolie corbeille garnie de fleurs, et la présentent à Henri.)
HENR1 (uccourant et venant au milieu de la scène). — Les voilà, papa ! les voilà !...
s un mot d, quand ut.) Mais ,? (Henri
nn PA
UN ouvrier. —- Salut, tout le monde et la compagnie..…. (À Henri.) Monsieur Henri, pour votre jour de naïssance, nous ne vous ferons pas de compliment ; les paroles... ça ne dit rien, c’est le cœur qui vaut tout. et le cœur de l’ouvrier, c’est comme cette corbeille... pour savoir ce qu’il renferme, il faut regarder au fond.
Hexri.— I] n’y a donc pas que des fleurs là-dedans ?
JEAN-Paur.— Voyons, mon enfant, montre-nous tes richesses.
HENRI (tirant successivement les objets de sa corbeille).— Un livre d'images! une trompette! une boîte à surprise !.… En voilà-t-il ! en voilà-t-il ! c’est comme dans mon rêve... mais non, pas tout à fait. 1l manque... (Bas, à Léopold.) Il manque mon frère.
JEAN-PAUL (remerciant les ouvriers). — Et le nom de chacun de nos compagnons est sur son cadeau !.… Aubert... Carle.. Spack... Arnaud... Les braves gens !.. ils nous connaissent à peine et pas un n’a oublié cet enfant !
LÉéoPorp.— Il me semble, Henri, que tu n’as pas visité complètement la corbeille... il doit y avoir encore quelque chose.
HeNki.— Vous croyez ?... alors c'est donc tout au fond... (11 plonge lu main dans la corbeille.) Mais oui... une petite boîte... (JL l'ouvre.) Ah ! vois donc, papa, la jolie petite montre ! comme ça brille!
THoMas.— Oh! ce n’est pas un cadeau de forgeron, cela |