SCÈNE III
THoMas, L£oPoLD, JEAN-PAUI.
JEAN-PAUL.— Mais oui, c’est bien lui Monsieur Léopold, quelle bonne idée vous avez eue de vous arrêter ici... Georges qui arrive demain...
Léopor.b.— Malheureusement je ne pourrai Île voir, car je dois repartir à l'instant. Mais je sais combien vous aimez votre fils, et je jouis par avance de votre bonheur. :
JEAN-PAUL.— Oui, monsieur Léopold. j'aime:
mon Georges, et je suis fier de cet enfant. Vous qui avez été pendant plusieurs années son compagnon d'études, vous devez connaître toutes les qualités de son cœur. Vous devez être assuré comme moi que mon fils fera un jour l’honneur et la joie de son père,
LéoPporp.-— Combien je regrette de ne pouvoir rester jusau’à demain pour le revoir. Maïs au moins, sa santé est excellente, j'espère ?
de Tes
JEAN-PAUL.— A présent, oui; mais il y a deux mois, son état était bien alarmant. A la suite d’un. surcroît de travail pour ses examens, il fut bien malade. Je me rendis à Mayence, maïs je ne pus le décider à venir se reposer ici. Il ne voulait rentrer à la maison qu’avec son diplôme de bachelier. Le médecin me dit qu’un peu de repos le sauverait peut-être, mais qu’il devait absolument laisser le pensionnat. Alors, j’obtins pour Georges l’autorisation de finir son année comme externe. Je l’ai installé dans le plus beau logement de l’endroit, et comme je ne pouvais rester à ses côtés, car il fallait travailler double, j’ai laissé auprès de lui un bon domestique bien dévoué... Jérôme, qui lui sert de valet de chambre.
LéoPpozp.— Un valet de chambre !.…
Jean-PauL. — Oui, le fils du forgeron a un valet de chambre. Si ça n'avait pas suffi, je lui en aurais donné deux, j'aurais dépensé pour lui tout ce qu'il y a dans la maison. Mais, depuis quinze jours, les nouvelles sont bonnes, très bonnes. La distribution des prix a lieu demain et je voulais m’y trouver ; mais la maladresse d’un domestique m'a fait manquer la voiture hier... et c’est aujourd’hui seulement que je pourrai me mettre en route.
JEANNOT (entrant, à Léopold).— Pardon, monsieur... votre voiture est à la porte... et le postillon dit qu’il ne peut pas attendre.
Léopor.p.— Merci !
JRAN-PAUIL.— Comment, vous partez comme ça, tout de suite ?
y a deux
Suite d’un il fut bien
je ne pus ne voulait > de bachepos le sauiment lais-
r Georges
re externe.
nt de l’ens côtés, car près de lui ne, qui lui
un valet ‘en aurais ut ce qu'il
jours, les stribution
trouver ;
ait man-
ui seule-
, Monsipostillon
me ça,
Léoporp.— Il le faut. mais si je ne peux pas voir Georges, je ne peux pas laisser Strasbourg sans avoir embrassé le petit Henri. |
THomas (se disposant à conduire Léopold).— Il est là, à jouer dans le jardin.
JEAN-PAuL.— Oh ! mon père, laissez-moi conduire Léopold, je suis si fier de mon petit Henri. (A Léopold.) Vous pourrez gagner votre voiture sans passer par ici. il y a un autre esvalier.
Léoporp.— Alors, père Thomas, recevez mes adieux. (Jl lui serre lu muin et sort avec Jean-Paul.)