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servait de cimetière à un petit fort ou amas de cabanes de sauvages hurons qui s’étaient établis sur la Place d’ Armes, où, sous la protection des canons du fort Saint-Louis, ils se trouvaient à lPabri des attaques de leurs redoutables ennemis les Iroquois.”
Un contre-ordre était venu de France relativement aux travaux de l’enceinte du fort, mais trop tard, heureusement, corime on peut le voir par l'extrait suivant d’une lettre adressée par MM. de Frontenac et de Champigny au ministre, le 4 novembre 1698 :
‘# Pour l'enceinte du fort, elle avait été commencée (par l’ordre de M. de Frontenac) dès l’antomne dernier, ayant jugé que c’était l’endroit où l’on devait plutôt employer les fonds ordinaïiies ‘lestinés pour les fortifications, non seulement pour mettre en sûreté le magasin des poudres qui était en dehors de la dite enceinte et fort exposé, maïs encore parce que toutes les murailles tombaier.. en ruines, et qu’il n’y avait aucun endroit dans la ville où la personne du gouverneur et celles des plus considérables eussent pu se retirer si elle avait été attaquée ; de sorte que les avis que nous avons reçus ensuite du dessein des Anglais, bien loin d’avoir fait discontinuer l’ouvrage, l'ont obligé à pres-
ser d:vantage, et il était presque achevé lorsque $F, ST-L.
| RAS HER P Le Q (1693) "4 #7 Lis 7 s à) if 1} ‘ AR ae à Caen enter nn 4e pen ge om | É Æxtrait d'un ‘“ Plan de la ville de Québec, capitale de la Ë Nouvelle-France, levé au mois de septembre 1693.” ‘ N, La + ë maison du gouverneur, avec sa galerie ou terrasse devant.—O, 4 é Frisches.--10. Batterie de huit pièces montées.—r11. Autre de ! É neuf.—Le bastiment dans la gorge du bastion est la poudrière ?”, À Fe F:
DOMINATION FRANÇAISE Sa Majesté nous a mandé que nous n’embrassions pas de pareilles dépenses. Elles n’approchent pas de celles que le Sieur de Villeneuve proposait, puisque ce n’est qu’une simple muraille de pierre de 16 pieds de haut et de l’épaisseur convenable, derrière laquelle on fera avec le temps de simples échafauds sans terre-pleins pour tirer par dessus à barbette.
‘ Cette dépense ne va qu'à 13,638 livres, qui n’est qu’une partie de ce qui était destiné tous les ans pour les fortifications et qui ne pouvait pas être mieux employé.”
À force d’instances, Frontenac obtint du roi de France les fondsnécessaires pour commencer la reconstruction du château Saint-Louis. Le vieil édifice fut démoli jusqu'aux fondements en 1694, et l’on commença aussitôt, sur les anciennes bases, la construction d’un vaste bâtiment à deux étages, avec deux avant-corps faisant légèrement saillie du côté du fleuve, et trois avant-corps (aux angles et an centre) donnaat sur la cour intérieure. Le vieux gouverneur dirigea lui-même les travaux, avec sa fermeté ordinaire, et il eut la satisfaction de voir l'édifice qui lui tenait tant au cœur à peu près achevé avant d’y finir ses jours, le 28 novembre 1698,
Démolition du premier château (1694).—Les espérances d'un vieillard.—Mort de Frontenac.—Le ‘ couvent du château ”’ —Le deuxième château terminé (1700).—Une aile à construire.—-Description du fort Saint-Louis par La Potherie. — Garde et garnison.
RONTENAC s’exprimait en ces termes
dans une lettre adressée au ministre, le 4 novembre 1694 :
“TIlfaut, Monseigneur, que vous ayez eu des raisons dans lesquelles je ne dois pas entrer pour avoir fait ôter de dessus les états l’article des 3,000 livres destinées pour le rétablissement du château de Québec, et qui est l’unique qui en ait été retranché, Cependant il était un des plus nécessaires puisque ce n’est pas sans quelque espèce de miracle que je n’ai point été accablé sous les ruines du vieux bâtiment, ayant attendu jusqu’à la dernière extrémité pour le faire démolir, ce qu’on a été obligé de faire jusqu’au rez de chaussée, parce qu'il était irré-
parable, et que la couverture, charpente ot