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90 LE FORT ET LE CHATEAU SAINT-LOUIS “ Le Consæiz, voyant la nécessité qu’il y a de choisir une personne pour avoir le soin des munitions de guerre du Chasteau St-Louis, Et ayant appris que le sieur Gondoüin en a eu jusques à présent le soin, a fait choix et nomination du dict Sieur Gondoüin pour faire les fonctions de garde des magazins du dict Chas- | teau St-Louis, et lui a accordé la somme de | Cent livres de gages par an.”
Mais ne retournons pas en arrière, Nous voici arrivésau dix-huitième siècle, à ee siècle néfaste dont la première moitié fut cependant si heureuse pour le Canada.. Le château Saint- Louis, souvent déserté par ses occupants Grdinaires, qui allaient passer de longs mois à Montréal, reste néanmoins le point dominant de la puissance française en Amérique, en attendant les jours du bombardement de 1759 et la transformation de la petite citadelle de Champlain, de Montmagny et de Frontenac en un fort anglais.
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Louis-Hector de Callières, gouverneur-général. — Sa mort au château.—Philippe de Vaudreuil, gouverneur-général.—Développements de la colonie.— L'expédition de l’amiral Walker.—Physionomie de Québec en 1720.— Population du Canada. — Documents relatifs au fort Saint-Louis.—Mort de Louis XIV.—Création de l’organisation paroissiale.—Mort de Vaudreuil au château.
3 LA MORT du comte de Frontenac, deux personnages ayant de grands états de service furent indiqués pour lui succéder :
le chevalier Louis-Hector de Callières et le
chevalier Philippe Rigaud de Vaudreuil. Ce
furent les amis du premier qui l’emportèrent. Le
principal grief formulé contre M. de Vaudreuil était son mariage avec une Canadienne. Plus tard cette Canadienne recevait de la cour les plus grandes marques de confiance, et son fils, Canadien lui-même, devenait, our son malheur, gouverneur-général du Canada.
M. de Callières ne gouverna la colonie que
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pendant cinq ans. Aïdé du célèbre chef huron | Kondiaronk (le Rat), il réussit à conclure avec | les Jroquois un traité de paix qui fut assez - fidèlement observé. Il était estimé de tous et | savait tenir ses administrés dans le devoir. Sa longue et active carrière militaire avait ruiné sa santé ; un vomissement de sang le prit dans la cathédrale, pendant la grand’messe, le jour de Ascension de l’année 1703, et il expira neuf jours après, au château Saint-Louis.
Il fut enterré dans l’église des Récollets, à Î côté de Frontenac. Le Père Gelase, procureur des Récollets, prononça son oraïson funèbre et lui donna ‘* de très justes louanges.”
Philippe Rigaud de Vaudreuil, qui portait le titre de marquis depuis la mort de son père, tué à la bataïlle de Luzzara, en 1702, succéda au chevalier de Callières et gouverna la colonie pendant près de vingt-deux ans. Il eut À déployer beaucoup de tact et d’habileté pour maintenir la paix avec les Iroquois et régler L les difficultés que suscitaient sans cesse, soit en Canada, soit en Acadie, les habitants de la Nouvelle-Angleterre. Il dut même, vers 1710, envoyer aux frontières des détachements de
“ À Canadiens et de Sauvages faire la guerre
| | d’escarmouche afin de forcer les Bastonnais de rester dans leurs foyers.
La dernière expédition de Frontenac au pays
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