‹ Le fort et le château Saint-Louis (Québec) [microforme]Chapitre 29 sur 78 · ELLES · texte numérisé non relu

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g4 LE FORT ET LE CHATEAU SAINT-LOUIS

des Iroquois (1696) et plus encore l’action bienfaisante des missionnaires, avaient rend moins agressifs les farouches enfants de la forêt ; mais ce ne fut qu'après 1713 que la colonie put enfin respirer et se livrer avec sécurité aux arts de la paix.

Pendant toute la période comprise entre le traité d’Utrecht (signé le 11 avril 1713) et les années qui précédèrent immédiatement la guerre de Sept Ans (déclarée le 9 juin 1766), le Canada fit des progrès merveilleux.

La construction des navires avait déjà pris en 1720 des proportions considérables. Les habitants, protégés et encouragés par le marquis Philippe de Vaudreuil, par son successeur le marquis Charles de Beauharnois, et les intendants Bégon et Hocquart, semployaient avec une ardeur nouvelle à défricher et cultiver le sol 1, à construire des voies de communication, à développer le commerce et l’industrie, pendant que le collège de Québec, le séminaire

1.—On a reproché aux Canadiens d’avoir défriché trop complètement leurs terrés. On oublie qu’autrefois chaque buisson pouvait recéler un Iroquois,chaque arbre cacher un ennemi. Aujourd’hui c’est bien différent, et l’on commence à comprendre qu’un certain reboi:ement est devenu nécessaire.

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