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des Missions Etrangères, et l’'Hôpital-Général, à Québec, les Ursulines, à Québec et aux Trois- Rivières, le séminaire de Saint-Sulpice, à Montréal, les Pères et les Frères Récollets et les religieuses de la Congrégation Notre-Dame dans leurs multiples établissements 1, et plusieurs institutenrs laïques subventionnés par les Jésuites, les Sulpiciens ou les curés, répandaient les bienfaits d’une éducation en tous points égale à celle que l’on donnait en France dans les établissements similaires.
Pendant quelque temps, un homme de loi distingué, M. Le Verrier, donna même quelques leçons de droit à Québec ; maïs cet essai de création d’une faculté de droit n’eut pas de suite. Les lois du pays étaient la Coutume de Paris, les ordonnances royales enregistrées au Conseil Supérieur de Québec, et les édits et ordonnances de ce conseil.
Le siège de Québec de 1690 avait été une surprise ; il n’en fut pas de même des formi-
1.—Les premiers pensionnats des religieuses de la Congrégation Notre-Dame furent ceux de Montréal (fondé en 1657), de Okxa (fondé en 1676), de la Sainte- Famille, Ile d'Orléans (fondé en 1685), de la Pointeaux-Trembles, district de Québec (fondé en 1685), de la Pointe-aux-Trembles, district de Montréal (fondé en 1690), de Saint-François, rivière du Sud (fondé en 1703), de Boucherville (fondé en 1703) et de Laprairie (fondé en 1705).
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dables préparatifs d’invasion de lamiral sir Hovenden Walker, en 1711. Ils étaient connus depuis plusieurs mois à Québec, où il régnait à la fois une telle anxiété ct une telle ardeur qu’on en était arrivé à désirer de voir paraître la flotte anglo-américaine. Des moyens de résistance, rendus inutiles par le désastre de l'Ile - aux - Œufs ! et l’anéantissement d’une
1—22 août 1711. Ce désastre fut connu dans la Nouvelle-Angleterre, et même en France, avant que Ë la nouvelle n’en parvint à Québec. A cette occasion, ; l’église de la basse ville de Québec, construite en 1688, ct dédiée en 1690 à Notre Dame de la Victoire, reçut le nom de Notre-Dame des Victoires, et l’on érigea à Montréal une petite chapelle qui fut appelée Notre-
Dame de la Victoire, sur le côté ouest du passage qui conduit actuellement de la rue Notre-Dame à la chapelle de Notre-Dame de Pitié.
On lit dans l'Annuaire de Ville-Marie de M. Huguet- Latour : “ Chapelle de Notre-Dame de la Victoire.—Les Sœurs de la Congrégation en firent poser la première pierre en l’année 1718 (sur un emplacement qu’elles avaient donné dans leur enclos proche de l’église),et ce, en exécution d’un vœu qu’avaient fait, en l’année1711, À les Demoiselles de la Congrégation externe et d’autres personnes, de bâtir, en l'honneur de la Mère de Dieu, une chapelle sous le nom de Notre-Dmede la Victoire.
‘* Réduite en cendres le 11 avrii 1768, elle fut rebâtie la même année, et la première messe y fut dite le 7 décembre 1768.
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98 LE FORT ET LE CHATEAU SAINT-LOUIS partie de la flotte de Walker, avaient été organisés pat le gouverneur-général, et, grâce à la générosité de ses habitants, la ville de Champlain put être considérée, en 1712, comme la place la plus forte, ou, plus exactement, la moins faible de l'Amérique du Nord 1, C'était, à d’autres points de vue, une ville peu ordinaire que la jeune capitale au commencement du dix-huitième siècle. Le judicieux Père Charlevoix écrivait en 1720 : ‘“ On ne compte guère à Québec que sept mille âmes ; mais on y trouve un petit monde choisi où il ne manque rien de ce qui peut former une
‘“ Cette chapelle servit de lieu de réunion aux Congréganistes de Notre-Dame de la Victoire, jusqu’au 14 octobre 1860, auquel jour ils fixèrent leur lieu de réunion à la chapelle de Notre-Dame de Pitié,”
1—° On avait commencé, vers 1702, à fortifier cette ville sur les plans de M. Levasseur. Plus tard, en 1711 ou 1712, on avait jeté les fondements de deux tours, près des bastions Saint-Jean et du Palais, et élevé un mur derrière l'Hôtel-Dieu, sur la côte du Palais, d’après les plans de M. de Beaucourt. Mais tous ces plans étaient défectueux, et les travaux avaient été suspendus, M. de Vaudreuil recommanda au régent, en 1716, de fortifier Québec, car, cette ville prise, le Canada était perdu. Après quelques délais, les travaux furent continués, en 1720, sur des plans donnés par M. Chaussegros de Léry, ingénieur, et approuvés par le ministère de la guerre.’—F.-X,. Garneau, Histoire du Canada.
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société agréable. Un gouverneur-général avec un état major, de la noblesse, des ofliciers et des troupes ; un intendant avec un Conseil supérieur et les juridictions subalternes ; un commissaire de marine, un grand prévôt, un grand voyer, et un grand maître des caux et forêts dont la juridiction est assurément la plus étendue de l’univers ; des marchands aisés ou qui vivent comme s'ils l’étaient ; un évêque et un séminaire nombreux ; des Récollets et des Jésuites, trois communautés de filles bien composées, des cercles aussi brillants qu'il y en ait ailleurs : voilà, ce me semble, pour toutes sortes de personnes de quoi passer le temps fort agréablement.
‘ Aussi fait-on, et chacun y contribue de son mieux, On joue, on fait des parties de promenades, l'été en calèche ou en canot, l'hiver en traîne sur la neige ou en patins sur la glace. On chasse beaucoup ; quantité de gentilshommes n’ont guère que cette ressource pour vivre à leur aïse. Les nouvelles courantes se réduisent à bien peu de choses, parce que le pays n’en fournit presque point et que celles de l’Europe arrivent toutes à la fois, maïs elles occupent une bonne partie de l’année ; on politique sur le passé, on conjecture sur l’avenir ; les sciences et les beaux-arts ont leur tour, et
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la conversation ne tombe point. Les Canadiens, c’est-à-dire les créoles du Canada, respirent en naissant un air de liberté qui les rend fort agréables dans le commerce de la vie, et nulle part aïlleurs on ne parle plus purement notre langue. On ne remarque ici aucun accent.
‘ On ne voit point en ce pays de personnes riches, et c’est bien dommage, car on y aime à se faire honneur de son bien, et personne ne s’amuse à thésauriser. On fait bonne chère si avec cela on peut avoir de quoi se bien mettre ; sinon on se retranche sur la table pour être bien vêtu. Aussi faut-il avouer que les ajustemens font bien À nos créoles. Tout est ici de belle taille, et le plus beau sang du monde dans les deux sexes ; l'esprit enjoué, les manières douces et polies sont communes à tous ; et la rusticité, soit dans le langage, soit dans les façons, n’est pas même connue dans les campagnes les plus écartées.”?
En 1721, toute la population de la Nouvelle- France s'élevait à 25,000 âmes. Elle était de 50,000 âmes en 1744, et onze ans plus tard, immédiatement avant la guerre aui fut pour nous la lutte suprême, elle avait atteint le chiffre de 80,000 âmes, l’armée comprise. La population de la Nouvelle-Angleterre s'élevait alors à1,200,000. Nous étions un contre quinze.
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Parmi les documents relatifs au château Saint-Louis qui se trouvent au bureau des archives du Régistraire provincial, à Québec, et portent la signature des gouverneurs ou des intendants de la colonie, sont les suivants, que nous reproduisons par ordre de date :
Extrait d'un mémoire de MM. de Vaudreuil et Bégon, daté de Québec le 14 octobre 1716.
“ Il a été fait cette année les réparations nécessaires au château Saint-Louis qui sert de logement à M. le marquis de Vaudreuil, suivant les ordres et le mémoire qui en a été remis par le Conseil, et il ne reste que les balustrades de fer qu’on doit faire à Rochefort et qui n’ont pu être embarquées dans le vaisseau, n’étant pas encore finies.
“ Ces balustrades ont été ordonnées l’année dernière à Rochefort, et il paraîtrait convenir de les faire envoyer cette année.”