‹ Le fort et le château Saint-Louis (Québec) [microforme]Chapitre 49 sur 78 · ACTE ER FR A LL ARE NP ON ete Ps MN UNE · texte numérisé non relu

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alors de nous joindre à M. l’intendant pour lui obtenir de la cour une indemnité proportionnée aux torts qu’elle avait soufferts.

‘ En foy de quoy nous avons signé le présent et à y celuy fait apposer le sceau de nos armes à Paris, le 12 juin 1765.”

(CACHET) (signé) V'AUDREUIL.

‘“ Je certifie avoir les mêmes connaissances au sujet des représentations qu'a faites Mme la baronne de Longueuil à M. le marquis de Vaudreuil.

‘ En foy de quoy j’ai signé le présent de ma main, à Paris, le 13 juin 1765.”

(signé) Lévis.

Madame la marquise Pierre de Vaudreuil (Jeanne-Charlotte Fleury de la Gorgendière) mourut entre les années 1763 et 1770, nous ne savons à quelle date.

Sa nièce et belle-sœur, madame Pierre- François de Rigaud de Vaudreuil (Louise- Thérèse Fleury de la Gorgendière) mourut à Saint-Domingue au mois de février 1775 !.

. Le marquis Pierre de Vaudreuil paraît avoir séjourné à Paris jusqu’à sa mort, arrivée le 4 août 1778. (Il avait alors quatre-vingts ans.)

1—A.-C, de Léry Macdonald.

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Monsieur A.-C. de Léry Macdonald a publié dans la Revue Canadienne de 1884, un article intitulé Le Château Vaudreuil, dans lequel il cite des extraits de lettres écrites par le dernier gouverneur de la Nouvelle-France, le 30 octobre 1772, le 19 mars 1778, le 31 mars 1776 et le 2 mars 1778 : toutes sont datées de Paris.

__ Après la mort de sa femme, le chevalier de Rigaud vint demeurer avec son frère.

Le marquis de Vaudreuil était pauvre. Ayant disposé de ses propriétés situées en Canada, il put cependant acheter, en 1776, le joli domaine de Collier, commune de Muides, Loir-et-Cher, occupé aujourd’hui par M. Amable de Gélis, ancien maire de Muides.

L’extrait suivant des archives de Collier nous

a été obligeamment communiqué par M. de Gélis :

Contrat passé devant MM. Maupat et Legras, lun et l’auire notaires à Paris (1776).

“ Appert Monsieur Jeanne Philippe, chevalier de Béla, Seigneur de Saint-Engrâce en É. Navarre, la Ran et autres lieux, brigadier des : armées du Roï, chambellan du Roï de Pologne. 1 ‘“ Avoir vendu, cédé et délaissé au très-haut T4 ; et très-puissant Seigneur Pierre de Rigaud, marquis de Vaudreuil, grand’croix de l’ordre

royal et militaire de Saint-Louis, ancien gouverneur et lieutenant général pour le Roi en la Louisiane, le lieu et château de Collier, assis au-dessus de Saiïint-Dyé, en la paroisse de Muidee, et le lieu et métairie de la Chaumette, situés en la même paroisse.

‘“ Desquels objets plusieurs parties sont en fiefs relevants partie du comté de Cheveruy, et partie de la seigneurie de Muides.

‘ Pour, par mon dit Seigneur marquis de Vaudreuil, jouir, faire et disposer des dits biens comme de chose lui appartenant en toute propriété ; a commencé la jouissance à compter du dit jour 13 avril 1776.”

Dans cette pièce, l’acquéreur n’est pas désigné par son titre d’ancien gouverneur du Canada, titre qui rappelait tant de malheurs personnels et publics. On se souvient que Pierre de Rigaud, marquis de Vaudreuil de Cavagnal, avait été gouverneur de la Louisiane et qu’il était grand’croix de l’ordre de Saint-Louis.

Son frère Pierre-François de Rigaud, avait été gouverneur de Montréal et n’était que simple chevalier de Saint-Louis.

A la mort de l’ancien gouverneur-général (4 août 1778), Pierre-François de Rigaud prit le titre de marquis. Il mourut au château de Collier le 24 août 1779, comme on peut le voir par le document suivant ;

Extrait du Régistre des Actes de Décès de la

Commune de Muides pour l'année 1779.

(Sceau de la République Française.)

Département de Loir-et-Cher. Arrondissement

de Blois. Canton de Bracieux.

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Sépulture de Pierre F. de Rigaull.

‘ L'an mil sept cent soixante-et-dix-neuf, le vingt-cinq août, le corps de Messire Pierre- François de Rigault, marquis de Vaudreuil, chevalier de Saint-Louis, ancien gouverneur de Montréal, en Canada, âgé d’environ soixante-et-dix-sept ans, veuf de défunte Louise Fleury de la Gorgendière, muni du sacrement de l’Extrême-Onction, n'ayant pu recevoir les autres faute de connaissance, décédé hier 4u château de Collier, de cette paroisse, à été par nous, curé soussigné, inhumé au cimetière, en présence de Francoise-Charlotte Alavoine, veuve Dailleboust, cousine du côté de Monsieur Dailleboust, son . mary, de Mademoiselle Madeleine Fieffet, de Monsieur Cécile-Eléonor Guyon de Desiers, seigneur de Montlivault, de Monsieur Gabriel

‘ Dumont, chevalier de Saint-Louis, de Fran-

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çois Beaudin de Boïsrenard, seigneur de

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‘“ Boisrenard, Louis-Joseph Thibault, notaire ‘* royal, Pierre Guérin; tous amis qui ont signé : ‘“ Ve Dailleboust, Guyon de Désiers, Miefté,

6 Dumont, Boisrenard, Thibault, Thibault, ‘ curé.”

Pour copie certifiée conforme.

Mairie de Muides, le 18 décembre 1898.

(Sceau de la mairie de Muides) Ze Maire (signé) CLÉMENT.

M. de Rigaud avait été un intrépide coureur de bois, un militaire plein de courage ct d’audace. A la tête de partis composés de Français, de Canadiens et de Sauvages, il avait, à maintes reprises, rendu d’importants services à la colonie, traversant les rivières à la nage, pénétrant dans les fourrés les plus épais, faisant, l'hiver, sur la glace des lacs et dans les sentiers des forêts, des courses de vingt, trente et même soixante lieues, les raquettes aux pieds. Il s'était surtout signalé à Fort-Henry et à Chouaguen.

Madame d’Ailleboust (Françoise-Charlotte Alavoine), dont on vient de lire le nom, était la légataire universelle du marquis Pierre de Vaudreuil de Cavagnal. Elle était canadienne, née aux Trois-Rivières,

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Lorsque mourut le dernier gouverneur de la Nouvelle-France, le général Haldimand habitait le château Saint-Louis depuis quelques jours. Il était soucieux, inquiet, préoccupé, et prêtait constamment l’oreille aux bruits de la lutte qui se poursuivait du côté des anciennes colonies anglo-américaines.

M. de Vaudreuil avait été tenu au courant des événements canadiens par les membres de la famille de Lotbinière, et il avait dû connaître les bons procédés de Guy Carleton à notre égard. Nul doute qu'il vit sans surprise les colons de la Nouvelle-Angleterre s’insurger contre leur métropole : c’était la conséquence de la chute de la domination française en Canada,—conséquence prévue par le général Murray et par Montcalm lui-même,

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Québec assiégé.—Bataille de Montmorency.—Bataille des Plaines d’Abraham.—Mort de Wolfe et de Montsalm.—Conseil de guerre.—Capitulation de Québec.—Knox et le fort Saint-Louis.—Bataille de Sainte-Foye.—Capitulation de Montréal.

Causes de la chute de la domination française.—- Emigration.—Le clergé ét le peuple.

N était au commencement de septembre de l’année 1759. Wolfe, arrivé devant Québéc } vers la fin du -mois de juin, avec une +» flotte de pas moins de trois cents voiles et dix mille hommes de débarquement, faisait le siège de la ville depuis deux mois. Le bombardement se poursuivait sans relâche. Le château Saint-Louis se dressait toujours sur ses bases solides, mais la façade qui donnait sur la rade était criblée de boulets. (Cent quatrevingts maisons et quelques édifices publics avaient été détruits par le feu de l’ennemi.

Québec résistait vaillamment. Et pourtant on ne l'avait guère mis en état de soutenir un siège ; le gouvernement français, qui avait fait construire les forts de la Présentation, de

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202 LE FORT Ef LE CHATEAU SAINT-LOUIS

Frontenac, de Toronto, de Niagara, de Presqu’île, de Détroit, des Miamis, de la Rivièrcaux-Bœufs, de Machault, de Duquesne, de Saint-Joseph, de Chicago, de Crèvecæur, de Chartres, sur le Mississipi, avait négligé de fortifier les hauteurs de Lévis, qui font face au cap Diamant, et la citadelle de la capitale de la Nouvelle-France était dans un état déploral'e, Muis l’activité et le bon vouloir des troupes franco-canadiennes avaient suppléé à tout du côté qui semblait le plus menacé. Des retranchements considérables, flanqués de dix redoutes garnies de canons, avaient été construits sur la côte qui s’étend de l'embouchure de la rivière Jairet à la cataracte de la Montmorency, et les efforts de l’enneni pour opérer à un débarquement sur la plage de Beauport avaient été repoussés avec perte.

Les Anglais avaient même cessuyé une déroute complète au gué de la Montmorency, | le 31 juillet, et perdu près de six cents hommes dans cet engagement, ainsi que deux vaisseaux, échoués sur le rivage et qu’ils avaient brûlés en se retirant.

La perte des Français et des Canadiens dans cette affaire n’avait été que de trente hommes, dont dix tués et vingt blessés.

Un nouveau corps de deux mille Anglais

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tenta de reprendre l'offensive et voulut traverser le gué ; mais, s’apercevant qu’il s’engageait sur un terrain dangereux, il se retira aussitôt, fort heureusement pour les Français, qui avaient plus de poudre. Après le combat, les Franco-canadiens donnèrent la sépulture à quatre-vingt-trois soldats anglais.

Les assiégeants commençaient à songer à la retraite. Cependant ils occupaient la côte de Lévis, et vingt-deux de leurs bâtiments, en longeant la rive droite du fleuve, avaient réussi à le remonter jusqu’à Sillery et au-delà, malgré le feu des batteries du fort Saint-Louis et de la citadelle du cap Diamant.

Uné descente avait été vainement tentée à Deschambault. Les Anglais y avaient perdu une vingtaine d'hommes. Du côté des Français, un seul homme avait été légèrement blessé. D’autres tentatives de débarquemenc sur la rive nord du fleuve avaient également échoué.

Le 12 septembre, Wolfe dit à ses officiers découragés:—Nous allons risquer cette nuit une descente à Sillery, et si nous ne réussissons pas à nous établir sur les Plaines d'Abraham, je vous promets que la flotte lèvera l’ancre dès demain.

Le général n’avait guère foi dans cette nouvelle opération, et il se sentait envahi par un

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grand sentiment de tristesse. Le lendemain, il expirait sur le champ de bataille des Plaines d'Abraham, au moment où les lauriers de la victoire allaient ceindre son fron, et Montcalm, son adversaire, rentrait dans Québec, mortellement blessé.

Le combat du 18 septembre 1759 est un événement considérable dans l’histoire, non pas par lui-même et pris isolément, mais à cause de l’inexplicable capitulation qui le suivit à cinq jours d'intervalle. Les deux événements sont bien distincts l’un de l’autre ; à distance, cependant, ils semblent n’en former qu’un seul et le premier grandit de toute l’importance du second.

Les conséquences en furent très graves.

‘ La bataille des Plaines d'Abraham, constdérée au point de vue du nombre, dit l’abbé Casgrain, ne fut qu’une sanglante escarmouche puisque les deux armées réunies ne formaient pas dix mille hommes. Mais, observée au point de vue des résultats, elle est un événement dans le XVIIIe siècle. Elle a sonné Vheure de l'indépendance américaine, d’où est née la grande République qui tend aujourd’hui à déplacer le centre de la civilisation.

Les Anglais n'avaient eu que six cent soixante-quatre hommes tués, blessés et. man-

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quants. Les régiments qui avaient le plus souffert étaient ceux des AHighlanders, du Royal American et d’Anstruther, les trois qui s'étaient battus contre les Canadiens. La perte des Français n'avait guère été plus considérable que celle des Anglais. Elle était de sept à huit cents hommes, tués, pris ou blessés, d’après le Journal tenu à l’armée ; seulement de six cents soldats et quarante ofliciers, au rapport de Vaudreuil. ?” Montcalm, mortellement atteint, rentra dans la ville, soutenu sur son cheval par trois grenadiers. Des femmes, qui le rencontrèrent sur la rue Saint-Louis, voyant son sang couler de ses blessures, se mirent à pleurer en s’écriant : —‘ Oh mon Dieu ! mon Dieu ! le marquis est | tué !?” Toujours affable, et s’efforçant de sou-

rire, le général leur dit :— Ce n’est rien ! ce n’est rien ! Ne vous affligez pas pour moi, mes bonnes amies, ”

On le déposa chez le chirurgien Arnoux, rue Saint-Louis, où Monseigneur de Pontbriand s’empressa de se rendre pour lui administrer les derniers sacrements.

Le vainqueur äe Oarillon mourut en soldat chrétien et édifia tous ceux qui Pentouraient par ses sentiments religieux. Sa dernière préoccupation terrestre fut pour les Canadiens,

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et augmenta encore chez ceux-ci le chagrin que leur causa sa perte. Il dicta les lignes suivantes, qu’il fit adresser à Townshend, successeur de Wolfe dans le commandement de l’armée ennemie : “ Général, l'humanité des Anglais me tranquillise sur le sort des prisonniers français et sur celui des Canadiens. Ayez pour ceux-ci les sentiments qu’ils m’avaient inspirés ; qu'ils ne s’aperçoivent pas d’avoir changé de maître. Je fus leur père, soyez leur protecteur. ?”

Le général mourut à cinq heures du matin, le 14 septembre, chez le chirurgien Arnoux, à peu de distance de la chapelle des Ursulines, que l'artillerie anglaise n’avait pas détruite, et où il fut inhumé.

Il avait quarante-sept ans.

‘ Ce fut le soir même du 14, vers les 9 heures, à la lueur des flambeaux, dit l’auteur de l'Histoire des Ursulines de Québec, que se fit la eérémonie funèbre : les ténèbres et le silence planaient tristement sur les ruines de la cité, pendant que défilait, du château Saint-Louis aux Ursulines, le lugubre cortège, composé du clergé, des officiers civils et militaires, auxquels se joignirent, chemin faisant, les hommes, les femmes et les enfants qui erraient ça et là au milieu des décombres. Les cloches restèrent

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LA GUERRE DE SEPT ANS 207 muettes, le canon ne résonna point, et les clairons furent sans adieu pour le plus vaillant des soldats !. ” -

Ramezay, le commandant de la place, réunit un conseil de guerre le 15 septembre, pour y discuter l’opportunité de livrer à l’ennemi la ville, en partie détruite, dont la population exténuée souffrait de la faim. Ce conseil se composait de MM. de Ramezay, président, de Bernetz, Doms, d’Aiïllebout-Cerry, de Pellegrin, de Lusignan (fils), de Marcel, de Parfouru, de Saint-Vincent, D’Aubrepy, Daurillaut, de l’Estang de Celles, de Joannès, de Fiedmont, de Brigart,—presque tous des ofliciers de second rang. On y fit connaître la recommandation de Vaudreuil de ne pas attendre au au dernier moment pour capituler si la chose devenait nécessaire, maïs de tâcher d’obtenir les meilleures conditions possibles. Tous optèrent pour la capitulation immédiate, à Pexception de Fiedmont. Toutefois, après

1-—-On a bien voulu nous communiquer les annales manuserites des Ursulines de l’époque. Nulle part il y est dit que Montcalm mourut ou fut: transporté au château Saint-Louis. IL est probable que la narratrice de 1866 n’a indiqué le château comme le lieu de ia mort du héros (page 7, vol. H1) que d’après un auteur moderne,—auteur d'ordinaire bien informé, mais qui nous paraît s'être trompé sur ce point.

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que Vaudre: ‘l eut contremandé ses instructions antérieures et fait savoir qu’il envoyait des secours à la ville, Joannès insista auprès de Ramezay pour arrêter les pourparlers engagés avec le général anglais ou les traîner en longueur, La Roche-Beaucour, arrivé avec des provisions de bouche, insista à son tour pour faire revenir le commandant sur sa détermination évidente ; mais des vaisseaux anglais s'étant rapprochés de la ville, Ramezay, croyant que le bombardement allait recommencer, et s'appuyant sur les premières instructions de Vaudreuil, ouvrit les portes de Québec, après la signature d’un acte de capitulation qui sauvegardait les droits religieux et civils du peuple et stipulait que la garnison de la place sortirait avec les honneurs de la guerre et serait transportée en France.

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Lévis, Vaudreuil et le gros de l’armée francocanadienne, partis de Jacques-Cartier pour venir attaquer les assiégeants, étaient alors à la Pointe-aux-Trembles ou à Saint-Augustin, et devaient arriver le lendemain à Saïinte-Foye. Bougainville était déjà rendu à Charlesbourg, prêt à secourir la ville. Townshend, qui allait se trouver pris entre deux feux, accueillit les | ouvertures de Ramezay avec empressement et |

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se montra facile sur les articles de la capitulation.

‘ Le 18, avant le coucher du soleil, les portes de la cité furent ouvertes. Le général Townshend, avec son état-major, suivi de trois compagnies de grenadiers et d’un détachement d'artillerie traînant une pièce de campagne sur laquelle flottait le drapeau britannique, traversa la haute-ville et s’arrêta en face du chiteau Saint-Louis. Le commandant de la place qui l’y attendait, lui en remit les clefs. Les blancs uniformes de France s’alignèrent une dernière fois devant les portes et défilèrent en silence pour faire place aux sentinelles anglaises 1, ”

Le capitaine Knox, dans son journal de la campagne de 1759, donne le nom de “ citadelle ”? au fort Saint-Louis, qu’il trouva “ curieusement ” situé. Quant à la citadelle proprement dite, il en parle avec autant de mépris que Montcalm, qui était loin d'admirer les travaux de défense érigés sur le eap Diamant. Voici comment s'exprime le capitaine anglais :

“ The Castle, or citadel, and residence of the Governor-General, fronting the Recollets’ College and Church, and situated on the grand

1— L'abbé Casgrain.—Montcalm et Lévis.

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parade, which is à spacious place surrounded

with fair buildings, is curiously erected on the

top of a precipice, south of the episcapal house, and overlooks the low town and bason, whence you have a must extensive and delightful prospect of the river downwards and the country on both sides for a very considerable distance. This palace ealled Fort Saint-Louis, was the rendez-vous of the grand council of the colony. There is, besides, another citadel on the summit of the eminence of Cape Diamond, with a few guns mounted in it; but, excepting its commanding view of the circumjacent country for a great extent, and of the upper as well as lower river for many leagues, it is otherwise mean and contemptible. Most of the other public buildings carry a striking appearance, particularly the Jesuits college, Ursulines and Hôtel-de-Dieu convents with their churches ; the Bishop’s palace and chapel of ease adjoining, and above all, the superb palace of the late French Intendant, with its out-offices and spasious area, would be ornaments to any city in Europe ; but the residence of the Bishop, by its situation on the top of the precipice between the high and low tor n suffered very considerably from our batteries, as did that of the Governor-General before

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