‹ Le fort et le château Saint-Louis (Québec) [microforme]Chapitre 52 sur 78 · RER RER A FE AL CE · texte numérisé non relu

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diennes vécurent de leur vie propre et se gardèrent de toute espèce d’envahissement.

L’historien américain Francis Parkman s'exprime ainsi dans son ouvrage intitulé The Old Regime in Canada

“ Une grande force se dresse en pleine lumière dans l’histoire du Canada : l'Eglise de de Rome. Plus encore que le pouvoir royal, elle forma le caractère et prépara les destinées de la colonie. Elle fut sa nourrice et presque sa mère, et tout obstinée et absolue qu’elle était, 1 elle ne rompit jamais les liens de la foi qui l’attachaient à elle. (Ce furent ces liens qui, en labsence de franchises politiques, constitièrent, sous l’ancien régime, la seule cohérence vitale ans la population. Le gouvernement royal était passager, l'Eglise était permanente, La conquête anglaise brisa d’un seul coup tout l’organisme de l’administration civile, mais elle ne toucha pas à l'Eglise. Gouverneurs, intendants, conseils et commandants, tous étaient partis ; les principaux seigneurs s'étaient éloignés de la colonie, et un peuple non accoutumé à vivre sans contrôle et sans assistance ft subitement abandonné à sa propre initiative. La confusion, sinon l’anarchie, s'en serait suivie, n’eussent été les curés,

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