ARE
bre beaucoup plus considérable de prêtres réfugiés.
Voici la liste de ces vertueux et zélés auxiliaires que reçut le clergé canadien et-que Mgr Hubert, évêque de Québec, avait appelés de ses VŒUX :
Arrivés en 2:01:.—MM. Alain et Lejamtel de la Blouterie.
Arrivés on 1793.—-MM. Philippe-Jean-Louis Desjardins, vicaire-général, Jean-André Raimbault, Pierre Gazelle, François Ciquart et Candide Le Saulniers. |
1—-Ce digne ecclésiastique ne finit pas ses jours en Canada comme la plupart de ses compagnons d’exil. Il retourna en France, où il eut à passer par bien des vicissitudes, comme on peut le voir par les lignes suivantes, de M. Ferland :
“ Ancien chanoine de Bayeux, puis doyen dela collégiale de Meung et vicaire général de l’évêque d'Orléans, monsieur Desjardins avait été forcé, par la révolution, de chercher un asile en Angleterre, où il arriva en 1792. Il y connut le célèbre Edmond Burke, qui s’intéressait beaucoup au sort des prôtrés français, et qui s’était lié avec l’évêque de Saint-Pol-de-Léon, dispensateur des dons de la générosité anglaise. Ces deux hommes avaient proposé au gouvernement d'envoyer au Canada quelques personnes, pour examiner s’il serait possible d'y trouver des asiles pour les ecclésiastiques et les laïques français qui afiluaient alors en Angleterre. Le projet fut accueilli avec faveur
PR be
ta
Le OT GE EMMA TRUE AU RER pe ju PAC | | re
Arrivés en 1794. MM. Louis-Joseph Desjardins, Jean Castanet, Jean-Denis Daulé, François-Gabriel LeCourtois, Philippe Nautetz, Jean-Henri-Auguste Roux, P. 8. $., Anthelme Malard, P. $. $., Antoïine-Alexis Molin, P. S. S., Jean-Baptiste Thavenet, P. $. $S., François
par le ministère, et messieurs Desjardins, Gazel et Raimbault se chargèrent d’aller reconnaître, sur les lieux, les chances de succès ; ils étaient accompagnés par un Canadien, M. de la Corne, chevalier de Saint- Louis, De New-York, où ils débarquaient le huit février 1798, ils se rendirent par terre au Canada. Les évêques et le clergé les reçurent de la manière la plus obligeante. M. Desjardins s’occupa de recueillir les renseignements nécessaires pour l’objet de sa mission, et visita le Haut-Canada, où un certain nombre d'émigrés désiraient s'établir. L'année suivante, plusieurs prêtres le rejoignirent et parmi eux se trouvait son jeune frère...
“ Successivement grand vicaire des évêques Hubert et Denaut, M. Desjardins se lia d’une étroite amitié avec M. Plessis, alors curé de Québec. Sa santé chancelante l'uoligea, en 1802, de retourner en France, où il emporta avec lui les regrets des nombreux amis qu’il s'était attachés par ses belles qualités et par le charme de sa conversation. Au Canada, il avait eu à souffrir des mauvais procédés d’un lieutenant gouverneur qui le traita assez mal ; après son retour en France, il eut à subir de plus rudes épreuves, car il devint l’objet des soupçons de l’empereur. Nommé en 1806 curé des Missions Etrangères, à Paris, il prit son domicile au séminaire du même nom. A Québec, il
Hate à is te ES SARA Re ET MER A
Humbert, P. $. $., Claude Rivière, P. S. &,, Antoine Sattin, P. $. $., Melchior Sauvage, P. S. S., Guillaume Desgarets, P. $. $., et Francois-Marie Robin.
avait eu des rapports avec le duc de Kent, qui lui adressa à Paris quelques lettres dictées par la bienveillance ; c'en fut assez pour le faire soupçonner de déloyauté par Napoléon. Au mois d'octobre 1810, il fut saisi par la police et transféré à Vincennes ; on le relégua ensuite à Fenestrelle, puis à Campiano et enfin à Verceil. Durant quatre ans, il subit un exil non mérité, au préjudice de ses affaires, de sa santé, de son ministère, et ne rentra en France qu'après la chute de l'empire,
‘“ Pendant cette longue persécution, l'abbé Desjardins dut rompre toute communication à l’extérieur ; mais après son élargissement, il reprit sa correspondance avec ses amis du Canada, et surtout avec Mgr Picssis, et la continua toujours ensuite fort régulièrement.
‘ M. Desjardins refusa, en 1817, l'évêché de Blois, et en 1823 celui de Châlons-sur-Marne. En 1819, le cardinal de Périgord, archevêque de Paris, le nomma grand vicaire et archidiacre de Sainte-Geneviève, et lui donna un logement à l’archevêché. Lors du pillage de l’archevêché, en 1831, il perdit sa bibliothèque, ses tableaux, ses meubles et tout ce qu’il possédait d’argent. Il était alors à Conflans, d’où il s’échappa avec Mgr de Quélen, archevêque de Paris. L’abbé Desjardins mourut le 18 octobre 1833. C’est à lui que le Canada deit un grand nombre de beaux tableaux, qu’il fit vendre dans le pays, à un prix si modique que plusieurs fabriques de la campagne en achetèrent pour remplacer
— ne
Arrivés en 1795.—MM. Joseph-Pierre Malavergne, Jacques Delavaivre, Claude-Gabriel Courtine et Jean Raïmbault.
Arrivés en 1796.—MM. Jean-Baptiste Chicoineau, Claude-Vincent Fournier, N,Jahouin, Jacques-Guillaume Roque, P. $S. S., Antoine Houdet, P. $. $S., Jean-Baptiste Saint-Marc, Urbain Orfroy, Antoine Villade et Pierre-René Joyer.
Arrivés en 1798.—MM. Joseph-Mandet Sigogne, Antoine Champion et Antoine Gaïffte, P..8. 5:
Arrivés en 1799.-—-M. Antoine - Amable Pichard,
Arrivés en 1806.——MM. Jacques-Ladislas de Calonne, Pierre-Bernard de Borniol et Nicolas- Aubin Thorel.—42 en tout 1.
des toiles de peu de valeur. Ces tableaux, enlev: pendant la révolution aux monastères, aux couvents, aux églises, avaient été entassés dans un grenier, d’où on les tira au commencement de l'empire pour les vendre à l’encan. Désireux d'enrichir le Canada de quelques bonnes toiles, M. Desjardins les acheta et les envoya à son frère, alors chapelain de l'Hôtel-Dieu de Québec. Jusqu'à sa mort il fut le protecteur et l’ami des jeunes Canadiens qui allaient étudier à Paris.” (Vie de Mgr Plessis, par l’abbé J.-B.-A. Ferland.—Le Foyer Canadien, année 1863.)
1—Voirletravail del’abbé Boisintitulé : L’Angleterre et le Clergé français réfugié pendant la Révolution, inséré
LA oi
RON TP MAN AE Ier LV SR ee PARLE Et 2 HÉLPRE E e LLONUI Les ” Ds) EC UU emt NES CP RP TRS d
sense ere
La Gazette de Québec du 7 mars 1793 annonca en ces termes l’arrivée de MM. Desjardins, aîné, Gazelle et Raïmbault :
‘ La semaine dernière sont arrivés en cette ville trois prêtres français, réfugiés de France, venus d'Angleterre à la Nouvelle-Vork, dans le paquebot du roi. Les recommandations de sir Henry Dundas leur méritèrent un accueil distingué de la part de Son Excellence le majorgénéral Alured Clarke, lieutenant-gouverneur de Sa Majesté en Canada. C’est le lendemain de leur arrivée, le 3 mars, qu’ils eurent l’honneur d’être présentés à ce haut dignitaire, au château Saint-Louis,”
Quelques années plus tard, Pabbé Jacques- Ladislas de Calonne (frère du ministre de Louis
au volume III, année 1835, des ‘ Mémoires et Comptes rendus de la Société Royale du Canada.” Voir aussi l Etude biographique sur Jean Raimbault, par le même auteur (Aug. Côté, éditeur, Québec, 1869) ; l’'Hist. du monastère des Ursulines de Québec; lHist. de l’Hôpital-Général de Québec; le 2° volume de l’Hi1stoire des Ursulines des Trois-Rivières, qui contient une biographie complète de l’abbé de Calonne ; Une colonie féodale en Amérique, par M. E. Rameau de Saint-Père ; le Répertoire du Clergé canadien, par l'abbé C. Tanguay ; la Vie de C.-F. Painchaud, par le docteur N.-E. Dionne (Léger Brousseau, éditeur, Québec, 1894), etc., etc.
Fi
DOMINATION ANGLATSE 26
XVI) fut aussi reçu au château Saint-Louis avec tous les égards dus à son caractère et à son rang Î.
Nous avons dit que les Récollets étaient les aumôniers du château Saint-Louis sous le régime français, et que leur église et leur couvent étaient situés en face du Fort. Le 6 septembre 1796, un incendie éclata dans une construction de la rue Saint-Louis, et acquit en très peu de temps une grande intensité. Des étincelles portées par un fort vent du sud-ouest vinrent embraser le clocher de l’église et la toiture du couvent. Quelques heures après, ces spacieux édifices étaient réduits en cendre.
M. James Thompson, témoin oculaire de cet événement, en à fait le récit suivant, soixantedix aus plus tard, à la demande de M. Ph.
Aubert de Gaspé, un des membres de la Société des Antiquaires de Québec.
“ Les Récozrers.—L'incendie qui fut la cause de la destruction de l’église et du couvent des Récollets ainsi que de nombre de domiciles,
1-—Le gouverneur Craig l’invita à dîner an Château un jour d’abstinence. Tout le premier service fut donné en maigre. (Mémoires de M.de Gaspé.) L'abbé de Calonne avait passé six ans à l'Ile du Prince-Eaouard avant de venir se fixer en (‘anada. Il mourut en odeur de sainteté, aux Trois-Rivières, le 16 octobre 1822.
Fr ae Db at D à
éclata dans l’année 1796, vers la fin du mois de septembre, dans l’écurie du juge Dunn (rue Saint-Louis), dans le cours de l'après-midi, par l’imprudence d’un petit nègre nommé Michel, un des serviteurs du juge. Par amusement, il tirait un petit canon dans l'écurie même : ce quimit le feu aux fourrages y contenus. En peu de temps l'écurie fut en flammes. Etant moimême auprès, je puis témoigner de la cause de l'incendie. Pour punition, le juge Dunn fit mettre le petit nègre à bord d’une frégate qui était alon iaus le port. Au moment où le feu éclatait, 11 régnait un calme parfait. Mais lorsque le feu eut fait des progrès, il s’éleva une tempête furleuse qui poussa les bardeaux de la couverture de l'écurie À une hauteur considérable, et les entraîna vers le fleuve et jusqu’à la Pointe-Lévis. Je vis l’un des bardeaux se loger dans le clocher de l’église des Récollets et y mettre le feu. Un des Frères y monta dans l’ivtention d’éteindre le feu ; maïs il fut obligé de retraiter ; en peu de temps, le corps de l’église fut enveloppé de flammes ainsi que le couvent adjoignant. Pourtant on eut le temps de sauver les ornements de l’autel, ainsi qu’une jolie petite frégate construite par l’un des Frères, et suspendue à la voûte de l’église, et de la transporter dans la cour du château
*SMO'T-AUTES }107 np ostid on A *G6LI s1quendes g of oipuoour un ed SJLIJY([—*390/109)iT S9P JU9ANO/) 9 981!
nn sn
Peer Jeu Let (AT
PER EEE IE ERNEST PMEOE »
TT Te Le
RE A TO rs Em A EE
RER TOURS Ra DT SEAT NT SO NERPS CHERE GE LEE ge 2 2 QE ds PRE de GES ; TEE EE MR RE PRE AE Ti ne CE
ne