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Au mois de juillet 1367, M. Chauveau eut avec M. Dunkin une conférence dont le résultat fut la formation du premier cabinet provincial de Québec, sous le régime de la confédération canadienne (15 juillet 1867), Cette conférence eut lieu dans laile du Vieux Château qui donnait sur la rue des Carrières.
Revenons un peu sur nos pas.
Une partie de l’ancienne muraille du fort (côté nord, en face de la cour du bureau de poste) fut détruite par l'incendie du 12 juin 1846 ; ce qui restait des vieux murs, au sud, fut démoli en 1854 et remplacé par un mur en ligne droite courant de l’extrémité sud-est de la nouvelle plate-forme ! à la rue des Carrières. Le corps de garde, de date comparativement récente, fut aussi démoli en 1854.
De 1837 à 1851, le Vieux Château et l’ancien magasin des poudres furent occupés par des bureaux de la corporation de Québec, par le studio d’un artiste-peintre (M. Antoine Plamondon) et par une salle d'archives.
De 1852 à 1855, ils furent laissés à l’usage des ministères ou départements publics. La
1—Construite cette même année 1854 par les ordres de l'honorable M. Jean Chabot, ministre des Travaux publics, ainsi qu’il à été dit plus haut.
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capitale du Canada-Uni venait d’être transportée de Toronto à Québec : le département des Terres de la Couronne fut installé au rez-dechaussée, et le département des Travaux publics à l’étage supérieur du Vieux Château ; le département du Régistraire provincial fut placé dans l’ancien magasin des poudres, dont on avait percé le plafond pour y pratiquer un le puits de lumière.
À La capitale fut transférée de nouveau à ( Toronto en 1856.
Lors de l’établissement de l’école normale Laval, en 1857, les classes de la nouvelle institution furent installées au château IHaldimand, et l’ancien magasin des poudres,—dont on ignorait absolument l’histoire et la destination première, —fut converti en cuisine |
De 1860 à 1865, l’école normale fut tenue | rue Dauphine, à la résidence actuelle des RR,. | PP. Jésuites. Elle avait dû céder la place aux départements publics, revenus de Toronto ; mais elle occupa de nouveau le Vieux Château | et ses dépendances en 1866 et jusqu’au prin- | temps de 1892, alors que tout ce qui restait des bâtiments de l’ancien fort Saint-Louis fut cédé à la compagnie de l’hôtel Château Frontenac,
LR pour être rasé.
114 Les murs du château Haldimand croulèrent
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DOMINATION ANGLAISE 311 sous les yeux des Québecquois sans provoquer d'émotion trop vive. Il n’en fut pas de même de l’antique magasin de l'ingénieur Villeneuve, Bien que personne ne connut l’histoire de cet étrange bâtiment, on soupçonnait qu'il y avait là quelque chose.
Construit vers la fin du dix-septième siècle ; englobé, juste un siècle plus tard, dans des bâtiments qui le tinrent caché pendant cent sept ans, le vieux “ magasin ?” était à peu près ignoré de la ville de Québec quand la démolition du château Haldimand vint révéler son existence au publie et livrer aux regards sa massive et solide construction.
On n'y fit guère attention tout d’abord, et la p che du démolisseur y avait pratiqué de lurges trouées lorsque des citoyens influents s’interposèrent et demandèrent au syndicat du Pacifique, tout puissant dans la nouvelle compagnie, de préserver ce curieux bâtiment de la destruction.
La presse se mit de la partie. M. James LeMoine et M. Joly de Lotbinière, entre autres, publièrent dans le Morning Chronicle des lettres intéressantes.
M. IeMoïne prétendait, avec raison, que l’ancienne dépendance de l'école normale était bien la Vaulted House, originally a Powder
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312 LE FORT ET LE CHATEAU SAINT-LOUIS Magazine. dont parlait M. James Thompson, dans son journal du 21 août 1787. De plus, il s’appuyait sur des indications d’un ancien plan du fort Saint-Louis pour conjecturer que ce magasin pouvait bien avoir existé en 1690, lors de l'attaque de Québec par l'amiral Phipps.
De son côté, M. Joly de Lotbinière demandait que le vieux ‘ magasin ” fût préservé de la destruction, surtout s’il était prouvé au’on avait tiré de ses flancs la poudre avec laquelle Frontenac avait fait parler ses canons, et donné au représentant du prince € Orange la fou- 4 droyante réponse répercutée par les échos du à à grand fleuve et de l’histoire.
Mais il eût fallu dire tout cela plus tôt. Le bâtiment était déjà partiellement démoli, et | l'idée de le réparer et de faire du vieux-neuf ne plaisait pas à tout le monde. Puis, à côté i À de l’érudit M. LeMoïne et du chevaleresque i M. de Lotbinière, il y avait d’autres hommes N | | qui ne se laissaient pas émouvoir par tous ces à. |
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- souvenirs étayés d’hypothèses, et poussaient à
ia démolition. De ce nombre était M. George #l
Stewart,rédacteur en chef du Morning Chronicle, di
auteur d’une étude sur Frontenac, membre de
1 la Société Royale du Canada, un lettré par
conséquent. 4 Les travaux, cependant, étaient suspendus, à
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