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M. de Gaspé parle, dans ses Mémoires, d'un certain âne—‘ une bête curieuse ?’—qu'il était allé voir au Cap Blanc, étant enfant, avec quelques camarades. En petit espiègle qu’il était, il dit gravement À l’animal :—Comment vous trouvez-vous de votre séjour à Québec ?
L’âne leva une oreille et baissa l’autre.—Je vous comprends, reprit le spirituel enfant :
votre oreille levée veut dire : “le Canada est un beau pays ” ; votre oreille baissée veut dire : “ maïs je m'y ennuie terriblement, y étant tout seul de mon espèce. ”—Consolezvous, ajouta le futur auteur des Anciens Canadiens, avant longtemps vous pourrez constater qu’il y a plus d’ânes qu’on ne pense sur nos rives.
Je ne cite pas ; je raconte de mémoire.
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Lecteurs qui avez l’âme sensible et qui aimez les chevaux, il est un nom que je livre à toute la rigueur de vos jugements: celui de lintendant Antoïine-D:nis Raudet (Raudot fils) — un brave homme pourtant sous certains rapports ; demandez plutôt au docteur Dionne.
Hi Donc, en l’année 1709-—le 13 juin—linten- - dant Antoine-Denis Raudot émit une ordonnance aux termes de laquelle il était défendu
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aux habitants de la région de Montréal de garder plus de deux chevaux et un poulain,— ceux qui en avaient davantage devant les tuer ou les vendre. Voici le texte même de cette ordonnance :