LA BASILIQUE DE CONSTANTIN À LA FIN DU IV‘ SIÈCLE
la sainte Vierge. Tout l'intérieur de la basilique était couvert à profusion de marbres.
Deux ordres superposés encadraient entre leurs colonnes des niches ornées de statues; l'ordre supérieur supportait une corniche en marbre dont les dimensions gigantesques sont en rapport avec l'immensité de l'édifice. Les voûtes étaient garnies de caissons octogonaux, revêtus de stuc peint et doré, dont les moulures intérieures variaient les formes. Le sol était pavé de dalles rectangulaires et de disques de jaune antique encadrés dans des bandes de marbre cipollin. Une entrée, formant portique,
était appliquée sur le côté est; plus tard, on fit sur la voie sacrée une entrée avec un
escalier monumental et des colonnes en porphyre rouge. À chaque entrée correspondait une abside.
Les procédés de l'architecture n’ont plus, il est vrai, pour les connaisseurs, la même pureté et la même perfection qu'aux belles époques de l’art; la sculpture, telle qu'on la faisait à cette époque, est grossière, et cependant, vu du Forum aussi bien qua l'intérieur, ce monument de la décadence n’en produit pas moins un effet grandiose, digne encore de toute la majesté de l'empire
romain.
Le temple de Romulus. — Le templum Sacræ Urbis, édifice construit par Vespasien puis rebati par Septime-Sévère dans l'alignement du Forum de la Paix auquel il appartient, présentait, du côté qui regarde la voie sacrée et le Forum, prés de la basilique de Constantin, une ligne fuyante et disgracieuse. Maxence, ayant perdu son fils Romulus âgé de quatre ans, lui éleva, pour masquer cet édifice, un petit temple rond au milieu d'un portique semi-circu- ; laire orné de colonnes, dont deux