‹ Le forum romain son histoire et ses monumentsChapitre 14 sur 26 · I-ig · texte numérisé non relu

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Faç.iJe de la Curie, état actuel.

(1585-90), et aussi lors de la restauration que Pierre de Cortone exécuta en 1640 de l'église S. Martina. Il ajouta un étage, en sorte que l'ét^lise du moyen âge sert maintenant tle crypte à l'églismoderne.

Devant 1.1 ta(;ade di- la Curie s'ctcnd la place, dallée en marbre, que nous avons nientii)nnée })lus haut (cf. p. 1 12),

lig. V)' Fa^-aJe Je l.i Curie, rcstauratiuii.

et en avant de laquelle on relève les traces de la grille qui la séparait du Forum et du Comitium. On accédait à la porte d'entrée par un escalier dont nous

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n'avons conservé que les fondations en blocage. La haute muraille en briques de la façade était revêtue de plaques

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Hi'g. 55. Pl.in de I;i Curie et du Sccrctarium,

Les parties antiques en noir, les p.iriies médiévales en pointillé, le projet de Pcrii/zi

marqué par de simples trait".

de marbre dans sa partie inférieure et de stucs imitant le marbre dans sa partie supérieure. Bien des restes de ces stucs subsistaient encore au xvf siècle: les dessins

du temps en font foi. Les supports de travertin, aujourd hui sans ornements, qui font saillie au-dessous du fronton portaient des stucs qui leur donnaient l'aspect d'une riche corniche corinthienne, avec des têtes en relief entre les modulons.

La porte de la Curie large de 3 m. 6d, haute de 5 m. bo, descendait, du temps de Dioclétien, au niveau du perron. Mais le seuil en fut plusieurs fois relevé à raison du relèvement progressif du Forum (fio- „^ A environ 3 m. au-dessus du niveau primitif deuJ'wocs de marbre, encastrés dans le mur, marquent l'emplacement du second seuil, dont ils formaient les pierres angulaires. Le bas de la porte Dioclétienne a éte^muré grossièrement avec un blocage fait de débris de marbre de bouts d inscriptions, de morceaux de colonnes de porphyre. Dans le tas on a trouvé quelques fragments de sculptures ornementales qui ne peuvent guère remonter plus haut que le vm^ ou ix^" siècle. Il en résulte que cette première surélévation n'est point contemporaine de la fondation de l'église S. Adriano, mais seulement d une restauration postérieure, exécutée peut-être après 1 invasion des Normands sous Robert Guiscard (1084) peut-être sous Grégoire IX (1229)? Dans les siècles suivants le sol du Forum continua à s'exhausser, si bien qu en 1570 on ne pouvait se rendre à l'église qu'en descendant un escalier de 6 à 8 marches (cf. ho 56) h.n 1654, le général espagnol de l'ordre de la Merci Alphonse Sotomayor, restaura l'église et en même temps en releva une fois encore le niveau, de trois mètres environ de telle sorte que le seuil de la porte construite en 1654 correspond assez exactement au linteau de la porte Dioclétienne. Les battants de bronze et les jambages étaient ceux de la porte antique. Ils ne furent enlevés qu'au temps de pape Alexandre VII, par Borroinmi; il en fit la porte principale de la basilique du Latran

(|u'il venait de restaurer. Dans le transport des battants, ■ n trouva, entre leurs lames de bronze, un certain nombre de monnaies anciennes parmi lesquelles une à l'effigie de Domitien. Les nombreuses tombes découvertes -MUS l'escalier, ou creusées dans le mur de la façade .oculi), correspondent, autant qu'on peut le conjecturer d'après le petit nombre d'objets qu'on y a trouvés, aux différentes périodes de la construction de l'église. Les tombes du niveau le plus bas remontent peut-être au x' et au XI*" siècles, et celles du niveau le plus haut atteignent peut-être l'époque de Cola di Rienzo.

Cf. \'arr. /. /. V, 154; Cic. pro Milone t,t, et Ascon loc; Monum. Ancyr. IV, i. VI, 13; Pline A'^ H. XXXV, 27, 131; Varron ap. Gell. XIV, 7, 7; Dion. Cassius XL, 49. XLIV, 5. XLV, 17. LI, 22; CIL. VI, 877a = 32324. 1718 (= Orelli 3160). 32326.

Jordan I, 2, 253. 327-332: Lanciani Meni. d. IJncei XI (1883) 5-21; Mommsen Hermès XIII, 631 sq.; Huelsen R. M. 1893, S6-9t. 1902, 39-41. 1905, 46-52; Lanciani 263-267; Vaglieri 143-148.

XX. Carcer. Avec la Curie, le Carcer est le seul monument du Comitium que nous ayons conservé. On ne peut donc en omettre la description, bien qu'il n'appartienne pas aux fouilles du Forum proprement dites. Le mieux est d'en faire la visite en même temps que celle des temples situés sur le Clivus Capitolinus. On y accède sous l'escalier de l'église S. Giuseppe dei Falegnami (appelée aussi S. Pietro in Carcere), en face de l'arc de Septime Sévère.

Les écrivains latins distinguent entre le carcer dans lequel les prévenus étaient enfermés jusqu'à leur mise en jugement (la prison comme pénalité était inconnue à la justice Romaine), et le liillianum, souterrain où avaient lieu les exécutions secrètes. La resst-mblance des noms avait fait attribuer à Servius Tullius, •dixième roi de Rome, la construction du tullianum, tandis que

la construction du Carcer était attribuée à son prédécesseur Ancus Mariius. En réalité le mot tullianum désigne peut-être simplement un puits, et dérive du vieux terme tullus, source jaillissante eau vive. Le hdlianum est toujours décrit comme une horrible

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