‹ Le fou du Palais-RoyalChapitre 107 sur 127 · QUINZIÈME PROPOS · texte numérisé non relu

QUINZIÈME PROPOS

-^ il y à tout Ml pins mit heure que je lisais ce passage, nods dit le Ciiimiiite qui venait d'arriver; et je pense» aveic Fooriet, qne le inot de diffraction serait pins jaste et sartoat plas scientifique qtie celai de récurrence. J'aimerais assez cette expression : poââion diffractée.

X. Oh! obi voos attachez une bien grande importance au mot ; vous en attachez donc à la chose ?

Le cHtttiSTE. Parblea! j'ai étudié ; je suis des vôtres.

X. C'est bien dit; en effet, il ne faut qu'étudier sérieusement pour venir à noos... Touchez là, mon ami, touchez là, et... Suffit!... — Ainsi , messieurs, vous le voyez, au lieu de fermer les maisons de jeu (ce qui n'a fait que donner naissance à une foule de repaires ou l'on est indignement et crapuleusement volé), il fallait tout simplement donner à la dixième passion, à la Cabalisie, un essor plein et régulier; car alors les maisons de jeu eussent été immédiatement désertées par les joueurs les plus forcenés. Oui, messieurs, oui, quoique cette manière toute nouvelle de poser et de résoudre les questions sociales puisse exciter le rire et la

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pitié de nos profonds législateurs, il n'en est p«s moins vr«i que, hors de là...

Le chimiste. Pùint de salut!

X. Oui , point de salut ni pour eax ni pour nous ! et ils auront beau faire : toutes leurs lois revues, corrigées, augmentées, perfectionnées enfin, auront toujours autant d'inconvénients que d'avantages....

Vous reconnaissez donc maintenant , messieurs, la dualité d'essor des passions, répondant à la dualité de la Destinée humaine. Par l'essor harmonique de ses passions l'homme est heureux, il jouit ; il est malheureux, il souffre, par l'essor «ti&i^er^t/ des mêmes passions. Ehl si je voulais énumérer les Récurrences passionnelles^ combien n'en trouverais je pas, hélas! depuis la prostitution et le vol jusqu'à l'esprit démagogique, etc., etc. Bref, les s^t péchés capitaux, qu'est-ce autre chose que des récurrences de nos passions?

-^ Oui, dit en se joignant à nous le Puritain, oui, il suffit d'employer mieux les Passions qui causent ces i{éciitr«n(?e«, et les sept péchés capitaux disparaissent, et l'Enfer est véritablement vaincu, car il devient inutile.

X. Ah! vous m'avez volé celui-là; mais je n'en suis pas fâché, car je vois que vous êtes Phalanstérien.

Le puritain. Oh! oui, et pour tout de bon

X. Vous avez raison ; il est temps, croyez-moi, de faire volte-face aux vieilles idées. Constantin et saint Augustin firent bien d'abandonner le culte des faux dieux pour la religion du Christ....

Mais, chut ! je vois venir un de mes amis, un ex- républicain, un auteur dramatique. On assure qu'il est maintenant juste-milieu pur sang; cela ne m'étonne pas, j'ai bien va Ai^ juste-milieu tourner à la république. Celui-ci était si

entier dans son opinion et en même temps si naïf, qa*en vérité il était impossible de loi en vouloir. Toutes les fois qu'il me rencontrait : — Pauvre ami, me disait-il en me pressant la main ; bon garçon, mais juste-milieu, car au Phalanstère les Rois seront les bienvenus , n'est-ce pas? Juste-milieu, toi ! quel dommage , un artiste! !..

Le dramaturge (s'adressant à X.) Eh! bonjour!

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