‹ Le fou du Palais-RoyalChapitre 32 sur 127 · X. Vous êtes donc phalanstérien · texte numérisé non relu

X. Vous êtes donc phalanstérien

Le docteur. Pourquoi pas ?

X. Docteur, je n'ai jamais désespéré de vous; et cela pour plusieurs raisons. D'abord vous êtes un homme très intelligent ; vous êtes à peu près exempt de préjugés ; et ce qui vaut mieux peut-être, vous possédez plusieurs sciences exactes : vous devez donc arriver à la perception d'une nouvelle science plus vite et plus facilement que les gens qui sont toujours restés dans ie vague et qui se paient habituellement de mots, comme les écrivains qui ne sont qu'écrivains, les moralistes, les métaphysiciens, les hommes exclusivement politiques.... Ah I concevez-vous cette belle idée que l'on a eue, après la révolution de juillet i, de réta«

blir à rinstittit la classe des Sdmeti moralei et poUiiqueif C'est comme si , au quatorzième siècle, on eût institué one Académie de Nécromancie, d'Alchimie et d^ Astrologie judi* daire.

L'architecte. Ah ! pardon, mais....

X. Comment, pardon ? C'est exactement la même chose : la Morale et la Politique ont absolument de nos jours la même valeur qu'autrefois l'Alchimie et l'Astrologie. Aussi à quoi servent'ils , que font*ils, ces messieurs les moralistes, économistes et politiques? Pour moi , je suis comme Cicéron , je ne comprends pas que deux membres de cette Classe paissent se regarder sans rire.

Lb docteur. Je suis tout-à-fait de votre avis.

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