‹ Le fou du Palais-RoyalChapitre 34 sur 127 · SIXIÈME PROPOS · texte numérisé non relu

SIXIÈME PROPOS

-—Ah! mon eher et bon, dit X ao doetenr lorsque nous ùmesdans le jardin, mon bon ami, vous êtes phalanstérien ! Laissez-moi vous exprimer combien je suis hearenxde votre adhésion! Mais, je voas le dis, je n'ai jamais désespéré de ipous convaincre. Que les philosophes, les économistes, les avocats, enfin tons ceux qui se nourrissent de sciences fausses, viennent difficilement à nous, cela se conçoit par* faitement; notre science étant, je le répète, la complète né* gation des leurs, il faut, pour la comprendre, qu'ils oublient préalablement tout ce qu'ils ont appris, et, pour l'adopter» qu'ils confessent le néant , la ausseté de leurs prétendues connaissances positives; mais les artistes, mais les savants» ceux-là sont des nôtres ! les savants sont attirés par l'exac" titude scientifique de la Théorie ; les artistes par leur géié* rosité naturelle autant que par ce précieux instinct du beau dont ils ne peuvent avoir aujourd'hui qu'une perception encore obscure... — Allons, les enfants ! les gamins ! prenez donc garde de nous heurter!... Ah ! coquins! il vous faut du mouvement? eh bien! en voilà...

En parlant ainsi, X en avait saisi deux par le collet, et il les forçait de s'embrasser. Puis, il les lâcha en riant.

L'architecte. On a pourtant vu des gamins comme ceux-là se mêler aux dernières émeutes, tuer des soldats dans la rue.

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