‹ Le fou du Palais-RoyalChapitre 95 sur 127 · X. Ahl madame · texte numérisé non relu

X. Ahl madame

Le puritain. Monsieur, le morceau que vous venez de nous lire, et dans lequel vous cherchez l'explication du principe du Bien et du Mal dans une autre explication ou plutôt dans une appréciation historique, m'apprend une chose que je voulais du reste vous demander : c'est que, votre système embrassant les faits passés aussi bien que les faits futurs, vous apportez nécessairement une réforme dans la science de l'Histoire,

X. Ah! monsieur, l'Histoire!... C'est là un des cdtés brillants de la Science sociale. C'est par cette science seulement que les grandes questions historiques pourront enfin être vraiment élucidées. Entre toutes les sciences reconnues, et auxquelles la Civilisation ne sait imprimer qu'une marche lente et incertaine , la Science historique est peut-être celle qui, sous le Régime actuel, a le moins de chances de se réformer. Pour vous, en effet, pour les Civilisés, qu'est-ce que l'Histoire, sinon une lettre morte, une narration plus ou moins relevée par le style de l'écrivain? Avec vous l'Histoire a-t-elle une signification claire et nette ? avec vous est-elle un enseignement? et lors même qu'elle vous ra* conte ses douleurs, vous en dévoile-i-elle la cause ^ Us gé" nération ? vous montre-t-elle la voie glorieuse où ces douleurs doivent trouver un terme ?

Le puritain. Vous ne tenez aucun compte de la Tradition , n'est-il pas vrai ?

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