‹ Le four electriqueChapitre 17 sur 47 · TlI^RIK · texte numérisé non relu

TlI^RIK

Uranium 47,9 47,7 48,20 48,08

Sodium » » 10,10 9,21

Chlore 42.3 42,4 42,01 42,68

L'uranium métallique, préparé par le sodium, nous a donné :

Uranium 99,40 99,28

Les échantillons renfermaient toujours des traces de métal alcalin . Le métal préparé au four électrique contenait :

Uranium 99,121 99,106 98,021 99,520

Carbone 0,168 0,601 1,356 0,005

Scories 0,187 0,204 0,303 0,421

Enfin l'uranium préparé par électrolyse .

Uranium 99,27 99,48

Insoluble dans l'acide azotique 0,52 0,27

Conclusions. — En résumé, le métal uranium peut s'obtenir avec facilité, soit en décomposant par le sodium le chlorure double d'uranium et de sodium, soit par l'éleclrolyse de ce même composé, ou mieux par la réduction au four électrique de l'oxyde d'uranium par le charbon. Ces trois méthodes fournissent de bons rendements, et nous avons eu l'occasion, pour ces recherches, de préparer plus de iS"" d'uranium métallique.

L'uranium peut être obtenu cristallisé ; le métal pur a des propriétés qui le rapprochent beaucoup du fer ; il se lime, se

carbure, se trempe et s'oxyde comme lui. Sa facilité de combinaison, avec l'oxyg-ène, est plus grande que celle du fer ; en poudre fine, il décompose l'eau lentement à froid. De même l'action qu'il exerce sur les hydracides est plus énergique.

Il possède une affinité puissante pour l'azote, et si, dans sa préparation, l'on ne prend pas de grandes précautions, pour éviter l'action de ce métalloïde^ il en renferme toujours une certaine quantité.

Ce métal, bien exempt de fer, n'exerce pas d'action sur l'aiguille aimantée et il est notablement plus volatil que le fer au four électrique.

F. — Vanadium (1).*

Les importantes recherches de M. Roscoë ont démontré combien la préparation de ce corps simple était difficile. Ce savant a établi en effet, que, par réduction de l'acide vanadique par le charbon, on n'avait jamais obtenu qu'un siliciure à peine fusible à la température du fourneau à vent. Enfin M.. Roscoë a pu surmonter les nombreuses difficultés que présentait cette préparation, et, en réduisant le bichlorure de vanadium par l'hydrogène pur et sec, il a obtenu le vanadium métallique i Ce savant fait remarquer toutefois que le métal en poudre ainsi obtenu, contient encore une très faible portion d'oxygène et i,8 p. loo d'hydrogène.

La préparation de la fonte de vanadium est une de celles qui nous ont présenté le plus de difficultés au four électrique. Nous sommes parti du métavanadate d'ammoniaque pur qui, par calcination, nous a fourni un oxyde vanadique d'un brun jaune assez facilement fusible. Cet oxyde était ensuite mélangé de charbon

(1) Comptes rendus, t. CXVI, p. 1225, 29 mai 1893, et t. CXXII, p. 1297, 8 juin 1896.

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de sucre, et, lorsqu'on le plaçait à quelques centimètres de l'arc produit par un courant de 35o ampères et 70 volts, la réduction ne se produisait pas. Il a fallu faire jaillir l'arc au contact de cette poudre et faire durer la chauffe jusqu'à 20 minutes pour obtenir, seulement à la surface du mélang-e, de petits granules métalliques de la dimension d'une lentille.

Nous avons dû opérer alors avec des tensions beaucoup plus fortes. En employant un arc fourni par une machine de i5o chevaux, mesurant 1000 ampères et 70 volts, nous avons pu obtenir la réduction complète de l'oxyde et la fusion du carbure en quelques instants.

Voici la* teneur en carbone total des fontes renfermant du graphite préparées dans ces conditions.

Carbone 25,47 25,68 17,56

Grâce à l'obligeance de M. Heeren, qui a bien voulu mettre à notre disposition une notable quantité de cendres provenant d'une houille vanadifère (i), j'ai pu continuer et étendre ces recherches.

Traitement des cendres vanadifères. — Les cendres mélangées de fragments de houille, qui m'ont été remises, renfermaient

(l) M. MouRLOT a donné précédemment, pour l'analyse de cette houille, les chiffres suivants. Comptes rendus, t. CXVII, p. 546,

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