HUITIÈME LEÇON
DE LA PROPRETÉ (Suite)
Sommaire. — Comment nettoyer et détacher les vêlements. — La lessive. — Moyens anciens et moyens nouveaux d'approprier le linge.
Les vêtements qui nous couvrent
doivent toujours être d'une ])ropreté parvetements et ,. .^ ,, *' , , i . i
iaite. Lue lionne ménagère redoute les
, . ■ taches à l'égal des déchirures, elle fait
La lessive. ., , .^ . .
son possible pour c[ue ses vêtements et
ceux de ses enfants en soient toujours indemnes. Elle a, pour arriver à ce résultat, deux moyens : 1° Il faut qu'elle n'achète que des vêtements pouvant se laver facilement; 2" elle doit connaître les principaux procédés qui permettent de nettoyer et de détacher les vêtements de laine.
En été, le père, la mère, les enfants, ne porteront que des vêtements de percale, de cretonne; en hiver, il existe des tissus de coton qui sont épais et lavables : si, pour une raison ou pour une autre, on a été obligé de leur préférer des étoffes de laine*, il faut s'arranger de façon à les préserver des causes de souillure. Les fenimes et les jeunes filles, en les recouvrant d'un tablier ou d'une blouse de cotonnade; les hommes, en mettant par-dessus un pantalon, une veste de coton qu'il est facile de laver.
Dans un ménage bien tenu, la mère donne à tous, le samedi soir, du linge bien propre, elle passe en revue les vêtements de dessus devant être lavés et les met
1. 11 est certain que, tout en étant moins lourds, les vêtements de laine sont plus chauds que les vêtements de coton.
de côté soigneusement. Si elle n'a pas de quoi les remplacer le lundi, c'est le samedi soir qu'elle les savonne et le dimanche qu'elle les repasse pendant que l'on a les habits des jours fériés. Toutefois, ce procédé est peu recommandable : trop hâtivement mis en état, les habits laissent toujours à désirer sur l'un ou l'autre point. Somme toute, les vêtements de coton ne revenant pas cher, il est plus économique d'en avoir de rechange. De cette manière, la mère peut, le lundi, en lavant le linge, laver aussi les costumes. 11 y a là économie de temps, de peine, et de matière première.
Le savonnac^e peut être simple ou com- La lessive. , ^ , t • i \ i •
plet. r Le savonnarje i<iinple est celui qui
comprend les robes de couleur, les bas, les mouchoirs :
en un mot, tous les objets qui n'ont pas absolument
besoin de bouillir ou que cette ébullition pourrait
faner et décolorer.
On met le linge à tremper le dimanche soir, par exemple, le lundi on le savonne, on entasse le linge essangé dans une corbeille; l'après-midi, on va à la rivière ou au lavoir le laver et le rincer.
'2*' Le savonnage complet. La ménagère peut s'arranger pour ne faire ce grand savonnage que tous les quinze jours, ou même toutes les trois semaines, à condition de bien soigner le linge sali, de le suspendre en un lieu sûr et à l'abri des souris.
Vingt-quatre heures à l'avance, elle met le bnge à tremper dans deux cuviers différents : l'un pour le linge le plus grossier, le linge de cuisine, l'autre pour le linge i)lus fin. — L'eau de pluie vaut mieux que Teau des puits. — Le lendemain, elle essange. elle savonne