MITE : LA LARVE, LA CHRYSALIDE, LE PAPILLON
COMiMEXT NOUS DEVONS NOUS VETIR. 10 1
ne s*avisc-t-il pas de donner la définition suivante : Mite, n. f., insecte sans ailes et à huit pattes qui s'engendre dans le vieux fromage, les fourrures, les vêtements de laine !
C'est surtout dans les coins obscurs, sous les housses par exemple, que l'insecte parfait dépose le plus souvent ses œufs, et ce sont les tissus brillants et lisses qui ont ses préférences.
Voyons maintenant comment nous pouvons combattre cet ennemi. Deux moyens sont à notre disposition : le premier, le plus simple, consiste à éloigner des effets que nous voulons préserver toutes les larves, tous les œufs qui peuvent s'y trouver déposés. Pour arriver à ces résultats il suffit de brosser souvent, de brosser suffisamment les vêtements et de les battre à l'air. Ce système est celui qu'on suit généralement dans les magasins de l'armée; les effets d'habillements sont l'objet d'une surveillance continuelle; deux ou plusieurs soldats les ^battent et les brossent à tour de rôle commençant par les premières piles lorsque les dernières sont terminées. Pratique pour un capitaine qui a beaucoup d'hommes à sa disposition, ce moyen l'est moins pour une ménagère que des soins nombreux absorbent, qui peut même être dans l'obligation d'abandonner les effets d'hiver durant plusieurs mois.
Passons à la seconde manière. Les mites étant des êtres vivants ont besoin d'air pour respirer ; en les mettant dans des conditions telles qu'elles soient absolument privées d'air, d'air respirable, on empêchera l'éclosion des œufs déposés par elles sur les tissus.
Dans la pratique on combine les deux procédés : au mois de mai lorsqu'on ne se sert plus des effets d'hiver, on les bat, on les brosse consciencieusement, puis on les saupoudre de poudre de pyrèthre ou de naphtaline
et on les empile soigneusement dans des caisses qu'on ferme hermétiquement. Certaines ménagères préfèrent se servir de poivre et de camphre; le résultat est à peu près le même, mais cela coûte beaucoup plus cher. A défaut de caisse on peut envelopper les effets dans des toiles bien cousues, mais dans aucun cas il ne faut les laisser traîner du printemps à l'automne. (Voir leçon II.) En temps ordinaire il faut toujours conserver les vêtements à l'abri de la poussière. Si vous n'avez pas d'armoire, suspendez-les à un portemanteau et garantissez-les au moyen dune lustrine ou dune toile quelconque.
Faut-il
suivre
la mode?
OueUe.; sont les formes de vêtement préférables? Devons-nous suivre aveugh''uKMit les caprices de la mode? Tout ce <jiii eiitrdvc In circyJdlion du ^inuf, (pie ce soil la iiHHJc on Jioji. ''.7 niniuyif.< cl doit (Hi'C rcjjou.asc
sans hc.<il(fii(jn. Avez-vous cpiekpiefois observé les i::i'osses vieilles dames (pii \eulent porter les cols de forme exagérée rpie la mode j)i-(''conise? Elles soiil i-on- Lres. souflleul, sonl mal à h'iii- aise, toiil ccIîi sans :i\aijlag<' ni pour leur hcaiilé ni pour leur santé, cai' elles peuvent avoir des rongestions occasionnées lout simplement parla comj)ression des artères du cou, (le j)lus elles se pr(''disj)oscnl par cet ennniloullement excessif aux angines et aux maux de gorge. Suivez la mode de loin afin de ne pas être ridicules, mais ne