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RESPIRATION ARTIFICIELLE ('2" TEMPS

ensuite en les appliquant contre le corps du patient

l^G LE FUYEIÎ DOMESTIQUE.

(fig. 2). Il renouvelle ce double mouvement destiné à provoquer l'inspiration et l'expiration de lair aussi longtemps qu'il est nécessaire.

Surtout ne perdez pas courage trop vite, lorsqu'on donne des soins à un asphyxié, il faut parfois des heures pour le rappeler à la vie.

„ En cas d'empoisonnement, le mieux est

,. . d'appeler un médecin: si l'on peut, en

d empoison- . . , . \ • .

attendant, provoquer des vomissements,

HGïïlBIlt i. 1 7

il faut conserver les matières rejetées par le malade.

En cas de morsure de vipère faites saigner la plaie, liez fortement le membre au-dessus de la morsure et cautérisez celle-ci soit avec de rammoniaque, soit au fer rouge.

Dans toute maison, même dans la plus

l)auvre, un rayon d'armoire doit être conpharmacie. , , , , . . ,

sacre a la pharmacie: on y trouvera du

linément oléo-calcaire pour les brûlures; de la vaseline;

du sparadrap pour les coupures ; de la teinture d'arnica pour les contusions;

de l'ammoniaque pour les piqûres de moustiques ou de guêpes; de l'alun ou du borate de soude pour les gargarismes;

un litre d'eau phéniquée à 25/1000 ou de la liqueur de Van Swieten ; de l'eau de fleur d'oranger;

de l'émétique en cachets de 5 centigrammes pour provoquer les vomissements. (On l'administre dans un

deini-voiTO d'eau, s'il i)"a pas ai^i au bout de A ou 5 iiiinulos ou redouue la luèuic dose);

des siuapisuies Hii^ollol;

de la Tarluc de i^-raiue de lin j)()Ui' les cahiplasuics.

Eufiu d(^s bandes de loile,

des compresses,

de la toile iJfouinié(^ ou do la gutta-percha,

de la vieille toile,

uu compte-gouttes, des pinceaux, uu thermomètre à maxima, une douche d'Esmarck, etc.

L'ordre le plus rigoureux doit réguer daus la i)harmacie de ménage qui doit être absolument à Tabri des petites mains d'enfant.

. Enfin je terminerai en vous apprenant

ce que les médecins entendent dire lorspropres. -Il 1.1

qu ds demandent des mains propres. Si le

malheur veut c|u'on soit dans l'obligation de faire une opération à l'un des vôtres, même une opération très simple, il se peut que le médecin vous dise : « Ne touchez pas tel ou tel objet, vous n'avez pas les mains propres; ne vous fâchez pas de cette observation, même si vous veniez seulement de les laver, le médecin a raison : pour lui les mains ne sont propres qu'après une suite d'opérations que je veux vous décrire afin que, si l'on avait besoin de votre aide, sachant vous laver les mains, vous puissiez servir à cjuelque chose. Oui, vraiment // faut apprendre à se laver les mains lorsqu'on veut servir d'aide, d'aid(* même très modeste au chirurgien. D'abord il faut les savonner avec de l'eau chaude, du savon et une petite brosse en chiendent; il faut brosser partout, les ongles (qui doivent être courts), les articulations, les plis si nombreux de la main et cette opération doit se prolon-

ger durant 4 à 5 minutes. Il faut alors rincer ses mains dans l'alcool; puis les passer dans une solution que le médecin vous indiquera, ce qu'on appelle une solution antiseptique*: enfin une fois tout ceci fait, ne pas essuyer les mains et ne rien toucher avec. Vous savez bien que d'habitude vous ne vous donnez pas autant de peine que cela pour laver les mains et, par conséquent, vous comprenez dans une certaine mesure que le docteur ait raison de vous dire que vos mains ne sont pas propres; vous le comprendriez mieux encore si vous pouviez vous rendre un compte exact de toutes les raisons qui dictent ses paroles.

Résumé.

Il faut savon* donner quelques soins aux malades en attendant le médecin :

En cas de brûlure, respecter la peau, couvrir les parties brûlées de Uniment oléo-calcaire ou de vaseHne et de coton hydrophile.

En cas de syncope, étendre le malade sur le sol.

En cas de congestion, défaire tous les liens qui peuvent gêner sa circulation et étayer sa tête de nombreux oreillers ;

En cas d'hémorragie, ne pas se servir de perchlorure de fer, qui brûle les tissus, mais agir plutôt par compression.

En cas d'asphyxie, tractions rythmées de la langue, respiration artificielle.

En cas de piqûres venimeuses, faire saigner la piqûre, la laver avec un antiseptique, la cautériser soit avec de l'ammoniaque, soit avec un fer rouge.

Dans tous les ménages, même les plus modestes, une étagère de l'armoire est consacrée à la pharmacie de famille.

DIX-SEPTIEME LEÇON PRATIQUE Quelques pansements très simples.

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